This Is Your Captain Speaking

Arc

(Autoproduit / Internet)

 date de sortie

09/04/2013

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Autoproduit / Post-Rock / This Is Your Captain Speaking

 liens

This Is Your Captain Speaking

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Il y a quelques semaines, on conjecturait sur le creux de vague de la scène post-rock australienne, en stigmatisant notamment la mise en sommeil de This Is Your Captain Speaking. De fait, après deux premiers albums sortis par leurs propres moyens (dont le premier avait reparu sur Resonant), cela faisait cinq ans que le groupe n’avait pas donné de nouvelles jusqu’à ce qu’on apprenne, un peu par hasard, que la formation de Melbourne avait publié un nouveau long-format. Uniquement disponible en version digitale, Arc (bizarrement assez court avec ses trente-six minutes, alors que le format ouvre la possibilité à des durées d’album étendues) permet de retrouver enfin le quatuor tant apprécié, dont la composition a néanmoins un peu évolué : Seth Rees ayant laissé place au bassiste Gavin Vance.

Musicalement pourtant, le projet reste identique : proposer un post-rock lyrique aux grandes qualités mélodiques (émanant des guitares de Nick Lane et Steve Ward, l’une opérant sur le canal droit, l’autre sur le canal gauche) tandis que la section rythmique structure l’ensemble. Entraînante et émouvante, cette musique nous est évidemment très familière, mais nous continuons de nous laisser emporter par ces compositions, sachant, qui plus est, travailler sur la durée, faire entrer progressivement les trémolos d’une six-cordes ou la rondeur de la basse, jouer sur le caractère réverbéré des notes de guitare et laisser quelques plages pour que la batterie de David Evans se fasse plus nerveuse.

Habituelle limite du style musical : This Is Your Captain Speaking peut s’égarer dans une certaine emphase quand le solo de guitare s’avère trop présent, rajoutant une strate inutile (la seconde moitié de Whisky Waltz). Mais on pardonnera amplement à une formation qui est capable, le morceau suivant (Ascendans), de lancer des traits saturés comme autant de majestueux éclairs, et sur celui d’après (Six Mile Gain), de convoquer un instrument à cuivre pour rajouter de la profondeur à ses très belles compositions.

François Bousquet
le 12/08/2013

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