Adrian Anioł

Arrhythmia OST

(Thisquietarmy Records / Internet)

 date de sortie

12/01/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Musique de film

 appréciation

 tags

Adrian Anioł / Ambient / Drone / Musique de film / Thisquietarmy Records

 liens

Adrian Anioł
Thisquietarmy Records

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Adrian Anioł est un jeune artiste polonais qui sortait son premier album à l’automne 2011 sur le label Utech Records (Locrian, Daniel Menche, Lasse Marhaug, Nadja, etc...). Quelques mois plus tard, il signait donc chez Thisquietarmy Records, le label d’Eric Quach. Comme l’indique le titre, Arrhythmia OST est la bande son d’un film indépendant de 38mn réalisé par James Hartley, décédé en 2011 à l’âge de 30 ans.

On ne sait absolument rien de ce film, du sujet traité, mais on peut avoir une petite idée du style de musique développé sur cet album en le voyant sortir chez Thisquietarmy Records, un label oscillant entre ambient, drone et post-rock, avec ici en plus une composante cinématographique qui se prête assez bien à ces styles musicaux.
Pas de déception avec The Opening qui ouvre donc le disque sur une ambient glacée, sombre et cristalline, qui n’est pas sans nous rappeler le Prophecy Theme que composa Brian Eno pour le Dune de David Lynch. Mais on change assez vite d’ambiance puisque le polonais revient aux codes habituels des musiques dark ambient, incorporant des éléments issus des musiques industrielles. Ainsi les drones métalliques de Informis Pravitas se voient parsemés de coups sourds, résonances et grincements inquiétants, projetant l’auditeur dans les égouts d’une cité futuristes. Une sirène gronde au loin, flirtant avec des violoncelles désespérés (Lament) et des fantômes continuent à nous poursuivent dans cet univers moite et abandonné.

Si l’ensemble est bien fait, on pourra toutefois regretter que l’artiste reste trop fréquemment dans un registre dark-ambient riche en clichés, à grands renforts d’écoulements d’eau, barres de métal et rires malsains, alors que le travail sur les drones et frétillements de cordes suffit à rendre la musique du Polonais habitée. On préfèrera donc l’épure d’une ambient moins connotée, plus abstraite et minimale, dont la beauté nous parait plus mystérieuse.
Ainsi la deuxième partie de l’album gagne en force avec des pièces telles que The Permanence, le magnifique In Black Twilights, les flottements infinis de Slowly Downward ou encore les denses drones du caudal The Closing.

Une très belle bande originale qui vit très bien sans les images, un album qui ravira les amateurs d’atmosphères dérangées et de drones mélodiques.

Fabrice ALLARD
le 03/08/2013

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