Stephen Christopher Stamper

Begin Anywhere

(Runningonair Music / Import)

 date de sortie

30/01/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Glitch

 appréciation

 tags

Ambient / Expérimental / Glitch / Runningonair Music / Stephen Christopher Stamper

 liens

Runningonair Music
Stephen Christopher Stamper

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Stephen Christopher Stamper est un jeune artiste anglais, actuellement étudiant en design et art sonore à Londres. Begin Anywhere est son tout premier album que le label Runningonair qualifie d’extra-terrestre au sein de leur catalogue.

Runningonair est un label qui se consacre avant tout aux musiques expérimentales et ce qu’on en avait vu jusque là se situait dans une sphère ambient, certes expérimentale mais assez limpide, s’appuyant sur des drones ou une electronica minimale. Aussi on est effectivement surpris par la relative aridité de la musique de Stephen Christopher Stamper, avec un album s’ouvrant sur une cascade de bleeps abstraits, craquements et autres glitchs, une voix murmurée qui semble parfois être jouée à l’envers, et des drones saturés.
On ne résumera pas ce disque en quelques mots, chaque pièces dévoilant une nouvelle facette d’un artiste qui passe sans crier gare des drones saturés à la douceur de nappes électroniques lumineuses et de quelques notes de guitare ou ukulélé (Laughing Stock).

Dans la veine la plus expérimentale, l’Anglais joue sur la cohabitation des contraires. A Sailor’s Life par exemple se situe entre limpidité et rugosité, croisant ronronnements bruts de guitares électriques et quelques nappes et notes électroniques cristallines. De leur côté, les drones de Black/Doom/Drone sont habités d’ondes radio, et les deux versions de Crackle on and on sont des expérimentations pointillistes et abstraites, rythmées de bruitages et grésillements.
D’un autre côté, on trouve les ondulations limpides de Growing, l’ambient apaisée et contemplative de Fata Morgana, et surtout Cantus in Memoriam et ses lentes circonvolutions électroniques. Pure ambient, de toute beauté.

Un album atypique, qui demandera un peu de temps pour se laisser apprivoiser, mais la découverte d’un artiste que l’on aura plaisir à suivre.

Fabrice ALLARD
le 04/08/2013

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