My Home, Sinking

s/t

(Fluid Audio / Import)

 date de sortie

10/05/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Enrico Coniglio / Fluid Audio / My Home, Sinking

 liens

Enrico Coniglio
Fluid Audio

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Enregistrements sous son nom propre, formations et groupes plus ou moins éphémères, il ne manquait plus qu’un projet solo sous un nom de scène pour compléter la palette d’Enrico Coniglio. My Home, Sinking vient donc parfaire ce tableau avec ce premier album sur lequel l’Italien a sollicité plusieurs invités, destinés à l’accompagner aux instruments ou au chant. Éternelle antienne que l’on reprend à chaque fois avec ce type de schéma : difficile, a priori, de conserver une trace de l’artiste avec toute cette pléiade de convives, chacun cherchant souvent à tirer le morceau à soi (ou vers son univers) sans qu’il ne reste plus aucune ligne directrice.

Fort heureusement, ce n’est pas le cas cette fois-ci et les six comparses de Coniglio s’intègrent parfaitement aux compositions entre ambient lumineuse et douce electronica-pop cotonneuse préparées par le musicien transalpin. Se chargeant de la grande partie des instruments, il laisse néanmoins s’installer ses acolytes, à l’image du synthétiseur de Sean Quinn dont les nappes enrobent Skyline Obscured. Moins marquée, la présence du violoncelle de Katie English ne se perçoit que lorsqu’on en est averti, surtout qu’étant là dans plus d’un morceau sur deux, il finit par ne plus être remarqué. Pour le chant, ce sont des jeunes femmes qui ont été conviées : Barbara de Dominicis sur deux morceaux et Laura Sheeran sur deux autres, pour des résultats convaincants, dans une atmosphère alanguie et soyeuse.

Comme s’il était lui-même conscient qu’à force de longer ces rivages emplis de quiétude, il pouvait revêtir une dimension émolliente, My Home, Sinking agrippe une guitare électrique sur Descending et la pare d’une saturation poussée. Sa distorsion trouve même un écho dans le titre suivant (The Body Tired (Pt. 2)), pièce sur laquelle Tui (ce musicien qu’on connaît pour ses travaux sous le nom d’Orla Wren) vient avec son piano, son synthé et ses field recordings. Dans un autre registre, mais tranchant tout autant avec le reste des pistes de l’album, le caudal Trump Trump est principalement constitué de samples de bruits de pas (dans la neige ?) comme si Coniglio, parvenu au bout du disque, s’éloignait peu à peu mais en laissant toutefois une trace de son passage.

François Bousquet
le 14/08/2013

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