Saltland

I Thought It Was Us But It Was All Of Us

(Constellation / Import)

 date de sortie

14/05/2013

 genre

Rock

 style

Néo-Classique

 appréciation

 tags

Constellation / Néo-Classique / Saltland

 liens

Constellation

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Avec sa carrière pléthorique (membre fondatrice d’A Silver Mt. Zion, de Set Fire To Flames, d’Esmerine ou de Hrsta), participante de projets plus éphémères (Fifths Of Seven, The Mile End Ladies String Auxiliary), créditée sur des disques aussi variés que ceux d’Islands, British Sea Power, Patrick Watson ou Elizabeth Anka Vajagic, Beckie Foon se devait, tôt ou tard, de se lancer dans une démarche solo. Sous le pseudonyme Saltland, la Canadienne aborde cette étape en prenant bien soin, de se placer dans un environnement connu : Constellation comme label et des musiciens amis comme accompagnateurs et techniciens.

Dans ce contexte, pour qui suit un tant soit peu la scène montréalaise depuis quelques années, assez peu de surprise de retrouver ici le violon de Sarah Neufeld ou la guitare de Richard Reed Parry (tous deux d’Arcade Fire), là les percussions de Bruce Cawdron ou bien la harpe de Sarah Pagé (tous deux d’Esmerine), au milieu de plusieurs autres invités. En vérité, au-delà de cet aspect un peu « réunion d’anciens autour du pivot du groupe », l’intérêt d’I Thought It Was Us But It Was All Of Us réside surtout dans la présence au chant de Beckie Foon, elle-même. Optant pour un positionnement quasi-détimbré, la Canadienne semble vouloir, dans un geste d’une modestie certaine qui ne nous étonne pas d’elle, placer son timbre à la même hauteur que son violoncelle, instrument de prédilection qu’on retrouve naturellement sur chaque morceau. En revanche, son chant n’est pas tout le temps présent, opérant par endroits par simples vocalises (But It Was All Of Us) ou acceptant aussi, à d’autres passages, d’être secondé par Richard Reed Parry (Treehouse Schemes).

Instrumentalement, et de manière un rien surprenante, au regard du nombre de convives sur cet album, l’ensemble fait montre d’une belle homogénéité, peut-être d’ailleurs un peu trop marquée, peinant à faire émerger l’un ou l’autre morceau. Ceci conduit plutôt à appréhender ces trente-huit minutes de disque comme un tout, cohérent et régulier, se clôturant néanmoins avec Hearts Mend et ses programmations électroniques (œuvres de Mark Lawson) qui viennent apporter une couleur un peu autre.

François Bousquet
le 20/08/2013

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