Wyndel Hunt

Oblivion

(Simulacra Records / Import)

 date de sortie

14/02/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Expérimental / Field Recordings / Simulacra Records / Wyndel Hunt

 liens

Simulacra Records

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On découvrait Wyndel Hunt il y a 3 ans avec Sunshine Noir qui était son quatrième album pour le label Dragon’s Eye Recordings. Le label de Los Angeles ayant cessé ses activités, ce cinquième album est édité par le label Simulacra, basé à Dallas, que l’on découvre pour l’occasion.

On se souvient de la pochette de Sunshine Noir, justement complètement noire. Si l’on en croit le packaging de ce nouvel album, Wyndel Hunt semble avoir trouvé quelques rayons de lumière. Découpé en 4 pistes de 10 minutes, Oblivion reste dans un domaine ambient, mais le morceau titre qui ouvre le disque incorpore des field recordings bruts, non traités, chose nouvelle chez l’Américain.
Ronronnement de véhicules peut-être, bruitages au loin, claquement de portière, tintement de clés et au second plan une lente montée de nappes timides, subtiles, toute en finesse. Difficile de dire s’il s’agit de sons électroniques, on pense tantôt à une guitare jouée à l’archet, tantôt à des cuivres doux. Finalement lorsque le son s’éclaircit, ce sont les claquements de cordes d’une guitare qui sévissent avant de revenir au calme. Une très belle ouverture, à mi chemin entre ambient et field recordings, une nouveauté joliment maitrisée de la part de Wyndel Hunt.

La suite de l’album nous permet de retrouver un peu ce que l’on connaissait du musicien avec un travail toujours proche d’une ambient noise pour un résultat nettement plus abstrait. Elision Field en est le parfait exemple avec ses drones pleins de souffles épais et sa structure linéaire, minimaliste. Peut-être plus apaisé Pragmatism est aussi de facture plus classique avec ici des drones de guitares assez claires, subissant finalement peu de traitements sonores mis à part un petit passage frôlant la saturation.
Dernier titre de l’album, Everything That Rises Does Not Converge se distingue de par sa construction. Trois minutes de drones qui semblent être le prolongement du morceau précédent, puis une minute de silence et un long et étrange final, parsemé de micro bruitages, peut-être des frottements et résonances des cordes d’une guitare, dessinant une lente progression ambient, belle et mystérieuse.

Avec ce nouvel album, Wyndel Hunt semble se remettre en question et chercher de nouvelles voies. On ne peut que s’en réjouir puisque c’est dans ces phases d’expérimentation que l’on trouve les plus beaux moments.

Fabrice ALLARD
le 07/08/2013

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