Wastelanders

Cosmic Despair

(Basses Frequences, Calls and Correspondence Records / Internet)

 date de sortie

00/02/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Basses Frequences / Calls and Correspondence Records / Drone / Wastelanders

 liens

Basses Frequences
Calls and Correspondence Records
Wastelanders

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On découvre ici Wastelanders, projet de Dean Costello, déjà connu en tant que membre de Harpoon. Cosmic Despair est sa deuxième production après Total Desolation, publié deux ans plus tôt en cassette par le label Calls and Correspondence qui coproduit ce nouvel album aux côtés de Basses Fréquences.

Pour qui connaitrait mal le label Basses Fréquences, la structure française s’est faite connaitre pour son catalogue ultra spécialisé sur les musiques ambient/drone. De fait, même sans avoir écouté la musique de Wastelanders, on se doute un peu de ce que l’on va trouver sur ce disque composé de 5 titres, dont certains flirtent avec des durées de 15-20 minutes.
On se trouve très vite en terrain connu puisque l’ouverture que constitue The Beginning rentre pleinement dans le style du label. La surprise provient plutôt des instruments utilisés puisque Dean Costello aligne ici drones profonds et gros accords d’orgues, une combinaison alliant douceur et puissance. On reste sur une instrumentation très électronique sur les deux titres suivants, avec dans un premier temps le bien nommé Abstraction qui esquisse des mélodies aériennes que l’on devinera improvisées. Le morceau titre quant à lui apparait tout de suite plus posé, épuré avec ses nappes d’orgues limpides. Et puis quand les mélodies répétitives prennent le dessus, que l’esprit se met à divaguer, on se met à penser aux compositions kaléidoscopiques d’un Klaus Schulze.

L’artiste explore d’autres formats à partir de Expanding Mental Universe. Ici ses petites hésitations d’orgues se voient doucement envahies par la lente montée de drones saturés. Le son devient alors presque rock et on a l’impression que des guitares ont remplacé les orgues qui se perdent dans un dédale mécanique.
L’album se termine avec The Crossing qui confirme l’utilisation de la guitare dans une longue divagation probablement improvisée, habillée de nappes électroniques. Un son très prog-rock, très différent du reste de l’album, en particulier quand des percussions se joignent un peu maladroitement à la partie. On se rattrapera avec un joli final sur lequel les orgues reprennent le dessus pour une ambient lumineuse et frétillante.

Une très belle découverte dont on retiendra en particulier la variété de tonalité et ce son d’orgues, d’un autre temps, contribuant à l’aspect nostalgique de l’album.

Fabrice ALLARD
le 25/08/2013

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