Listening Mirror

Resting in Aspic

(hibernate / Import)

 date de sortie

24/02/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Field Recordings / hibernate / Listening Mirror

 liens

hibernate
Listening Mirror

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Voici encore un artiste que l’on s’étonne de ne pas avoir parlé plus souvent. En effet nous avions seulement chroniqué un superbe EP publié par Entropy Records il y a maintenant deux ans. On attendait donc beaucoup de cette nouvelle production qui est en fait une compilation de morceaux jusque là éparpillés sur différentes structures telles que Rural Colours ou Audio Gourmet.

A vrai dire, on est tout d’abord un peu inquiet à l’écoute de Outside Heaven qui ouvre le disque de façon un peu "gnangnan" à notre goût. Nappes de guitare flottantes, mélodie de piano évasive, le tout habillé de field recordings avec piaillements d’oiseaux, une formule classique sur l’on trouvera assez vite soporifique. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une compilation, les morceaux se répondent et forme un tout cohérent. On enchaine ainsi avec The Leechpool sur lequel on retrouve oiseaux et écoulements d’eau pour une ambiance tropicale, partagée entre des drones lourds et une impro de piano cristallin. Une ambiance féérique et paradisiaque.

Dans ce que l’on qualifiera de deuxième partie, Listening Mirror propose ses travaux les plus abstraits, plus classiquement ambient, plus électroniques aussi. On retrouve bien quelques field recordings en arrière plan mais cette version longue de The Organist met en avant nappes denses et vocalises éthérées que l’on retrouve gonflés à bloc sur l’envoutant Without Saying Goodbye. Une rêverie minimaliste d’un autre temps et en cinémascope. À ce propos, les frétillements électroniques et mélodies dégringolantes de piano de Falling Under nous font étrangement penser à la B.O. de Blade Runner, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Pour la dernière partie, on revient à une douceur néoclassique croisant électronique et pianos hésitants, le tout saupoudré de field recordigs bucoliques (Venice Boxhead), ou de vocalises éthérées et nostalgiques sur le caudal Wet Roads.

Après la petite inquiétude du premier morceau passée, Resting in Aspic s’avère être un très bel album qui nous permit de retrouver le Listening Mirror que l’on connaissait. Il s’agit par contre probablement de la dernière fois que l’on parle de ce projet puisque Jeff Stonehouse y a mis fin début 2013. C’est désormais sous son vrai nom qu’on le retrouvera peut-être.

Fabrice ALLARD
le 26/08/2013

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