Illuha

Interstices

(12k / Metamkine)

 date de sortie

11/06/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Live

 appréciation

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1 RealAudio (extrait)

 tags

12k / Ambient / Illuha / Live

 liens

12k
Illuha

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Une vingtaine de mois après Shizuku, premier album dont on avait ici vanté les qualités, Illuha revient avec un nouveau long-format. Sorte de témoignage des années écoulées entre deux véritables disques (le prochain est prévu pour début 2014), Interstices est en vérité un album live, paraissant dans la série de 12k dédiée aux sorties en petite quantité, et souvent constituées de souvenirs de concerts, d’ailleurs. Alors que Shizuku avait été enregistré dans une église dans l’état de Washington, le duo nippo-étatsunien rapporte ici trois extraits de prestations données dans des temples tokyoïtes entre octobre 2011 et décembre 2012.

Compte tenu du positionnement musical d’Illuha, on ne sera guère surpris de retrouver sur cet album trois longues plages (de treize à vingt-six minutes) dans lesquelles les deux musiciens étirent leurs compositions sur la durée, faisant rentrer tel ou tel instrument à tour de rôle et laissant une bonne part à l’improvisation. Naturellement plus marquée également, la dimension organique de leur travail conduit à donner davantage de place aux instruments réels (guitare, cithare, vibraphone) et, subséquemment, à renforcer le caractère mélancolico-mignon de l’ensemble, sans pour autant verser dans une mièvrerie ou une affectation quelconque.

Comme sur Shizuku, le poète Tadahito Ichinoseki participe en lisant une de ses œuvres au début d’Interstices I (Seiya), entouré alors par des notes cristallines provenant des instruments de Tomoyoshi Date et Corey Fuller. Au sortir de cette intervention, les deux comparses sollicitent boucles et éléments électroniques pour traiter les lignes mélodiques de leurs instruments, comme plus loin ils leur adjoignent des field recordings (bruits champêtres, bruissements, pépiements d’oiseaux) qui se marient idéalement à leur ambient assez lumineuse, voire prennent le dessus dans le dernier des trois morceaux du disque avant de converser, d’égal à égal, avec les matériaux organiques. C’est assurément dans ces moments-là qu’Illuha touche à quelque chose de très beau et très réussi.

François Bousquet
le 17/09/2013

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