Oren Ambarchi

Audience of One

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

00/02/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Expérimental / Oren Ambarchi / Touch

 liens

Oren Ambarchi
Touch

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Ayant beaucoup vu Oren Ambarchi en concert depuis un ou deux ans, on s’était un peu lassé de ses prestations fortement portées sur les drones. C’est donc avec une légère appréhension que l’on posait ce nouvel album de l’Australien sur notre platine.

Or quelle ne fut pas notre surprise à l’écoute du premier morceau, Salt, d’une électronique limpide et rêveuse, parsemée de quelques crépitements, avant qu’un chant, à la fois grave et doux ne transforme cette electronica acoustique (piano et violon) en une chanson pop pleine d’émotion.
Oren Ambarchi ne chante pas. Pour cet album il s’est fait accompagner d’un certain nombre de musiciens, violonistes, violoncellistes, pianiste, percussionniste et ici Paul Duncan pour le chant.

La pièce maitresse de l’album est Knots qui occupe un peu plus de 33 minutes du disque. On retrouve un peu ici l’approche poursuivie dans ses récents concerts, avec un long développement de guitares lentes et graves, menaçantes, qui évoluent petit à petit vers des drones puissants. Mais Oren Ambarchi va ici beaucoup plus loin puisqu’il embarque quatre musiciens avec lui formant un combo cordes / cuivres / percus jouant de concert. On notera la place toute particulière donnée à la batterie, fine, précise, frétillante, les baguettes flottant au dessus des cymbales afin de lancer une course effrénée. Petit à petit cordes et cuivres prennent de l’ampleur et la rythmique éclate. On se rapproche alors des musiques improvisées, d’un free jazz soutenu par les ronronnements d’un cor et les glissements de cordes. Une musique foisonnante et pleine de vie.

On change encore de registre sur les deux derniers titres, avec dans un premier temps Passage, avec la participation de Crys Cole. Place ici au minimalisme avec notes de piano éparses, field recordings et quelques notes de guitares évasives qui permettent d’enchainer avec Fractured Mirror au jeu très franc qui nous fait plutôt penser ici à Steve Reich. Une base extrêmement répétitive dans laquelle Oren Ambarchi nous surprend encore avec des cassures mélodiques et relances du plus bel effet.

Un disque que l’on attendait pas, et donc une très belle surprise.

Fabrice ALLARD
le 01/09/2013

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