Maurizio Bianchi

Celtichants

(Alone at Last / Metamkine)

 date de sortie

20/03/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Alone at Last / Ambient / Expérimental / Maurizio Bianchi

 liens

Maurizio Bianchi
Alone at Last

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Avec en moyenne 7-8 albums par an, Maurizio Bianchi est un artiste italien extrêmement productif. Ce n’est que la deuxième fois que l’on parle de cet artiste que l’on croisait chez Baskaru en 2008 aux côtés d’Emanuela de Angelis avec l’album Regolelettroniche. On le retrouve cette fois chez Alone at Last, un label russe fondé en 2012 dont les deux premières références ont été assurées par Francisco López et un duo composé de Richard Francis et Bruce Russell.

On va tout d’abord s’attarder sur le magnifique packaging que l’on retrouve sur toutes les sorties Alone at Last, en carton découpé, formant une série de carrés concentriques qui reproduisent ainsi le logo du label. À l’intérieur, on trouve bien sûr le CD dans une enveloppe, et trois cartes de photos abstraites, gros plans sur des roches. Le disque est dédié à Isidore Lucien Ducasse, plus connu en tant qu’auteur du livre Les Chants de Maldoror sous le nom de Comte de Lautréamont.
Sur le CD, on trouve une piste unique d’une durée d’une heure, débutant par des chœurs lointains, de toute beauté. L’ambiance est plutôt mystique malgré les quelques bruitages qui habitent l’ensemble de la pièce. Entrechocs, coups métalliques et autres bruitages mystérieux subissent de nombreux effets donnant une impression de fluidité, d’étirement du temps et de l’espace.

Durant une heure, on passe par différents stades, différentes ambiances, allant de l’apaisement lumineux aux atmosphères sombres et inquiétantes d’une musique dark ambient. Passé les chœurs d’introduction, les voix s’estompent peu à peu et laissent place à des bruitages diffus. Les traitements électroniques sont extrêmement présents et on pourra en être gêné lorsqu’ils sont clairement identifiables sur des voix métallisées ou des glissements de tonalités.
Étant un peu lassé de cette dark ambient créée par des machines, on retiendra surtout de Celtichants ses moments d’apaisement. Une ambient bouillonnante, une musique que l’on croirait jouée sous l’eau, dans une cathédrale sous-marine, éblouie par les rayons du soleil. Les chœurs qui reviennent à plusieurs reprises sont empreints d’une puissante mélancolie et sont parsemés de coups métalliques aux consonances industrielles. C’est d’ailleurs avec ces chœurs que cette heure s’achève, comme elle avait commencé.

Un album qui contient sa part de sublime mais qui se perd par moment, noyé dans ses effets électroniques qui déforment le son plus que de raison.

Fabrice ALLARD
le 15/09/2013

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