EDH

Yaviz

(Lentonia Records / Module)

 date de sortie

05/03/2012

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

EDH / Lentonia Records / Pop

 liens

EDH
Module
Lentonia Records

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Un peu étrange, décalé est certainement plus juste, de parler de cet album sorti il y a maintenant un an et demi. On le découvre dans la mesure ou on vient juste de l’écouter, et pourtant on a l’impression de le connaitre presque déjà par cœur. En effet, seule ou accompagnée, on voit assez régulièrement EDH en concert où elle a certainement déjà joué la plupart des morceaux de Yaviz. Mais posons nous quelques minutes sur la version studio de cette production Lentonia.

On le sait, EDH produit une musique électro-pop parfaitement calibrée. Pas de changement sur ce plan là avec un nouvel album qui se compose de 11 titres tournant tous autour des trois minutes. Un peu à l’image des concerts, EDH enchaine les tubes en commençant par une rythmique lourde, des synthés bien en avant, une mélodie entêtante. Le ton est donné avec un Ice clairement orienté dancefloor. Ici, pas d’expérimentations farfelues, EDH va droit au but et nous met dans la tête des mélodies que l’on pourrait fredonner dans la foulée, et des rythmiques qui nous font tout de suite hocher la tête.
Les rythmiques ont ici une place importante. Elles nous paraissent d’ailleurs plus travaillées, plus complexes que sur Prédature, le précédent album de la jeune femme. Hound en est un très bon exemple avec une base assez mécanique autour de laquelle virevolte une multitude de percussions exotiques. Et puisque l’on aborde le tempo, on notera une relative discrétion de la basse par rapport aux précédents travaux de l’artiste, même si celle-ci reste bien présente sur Greenless, Sorrow ou le très beau Species, contribuant à ce ton grave, entre nostalgie 80s et influences post-punk.

Mais le charme si particulier de la musique d’Emmanuelle de Héricourt réside en grande partie dans le décalage qu’elle peut distiller entre musique et chant. Là où les instruments tendent à produire une électro-pop sautillante, légère, la voix se fait quasiment monocorde, souvent en retrait derrière quelques effets, grave, au mieux feutrée sur un Jingle War nettement plus posé et nostalgique.
Du coup on notera les quelques rares exceptions, fort bienvenues, comme le refrain de Flying Bye ou encore les vocalises planantes de Species qui nous permettent d’échapper quelques instants à une certaine gravité. A propos de "planantes", on terminera par un petit mot à propos de Douze dont les synthés en font un tube soyeux et puissant.

Un album qui va droit au but, mais un ton à part, c’est là toute l’ambiguïté du travail de cette artiste.

Fabrice ALLARD
le 16/09/2013

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