Julien Bismuth & Virginie Yassef : Le Signe Singe

 date

du 21/04/2013 au 27/10/2013

 salle

Ferme du Buisson,
Noisiel

 appréciation
 tags

Ferme du Buisson / Julien Bismuth / Virginie Yassef

 liens

Ferme du Buisson

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Comme annoncé lors de la recension d’Un Mur de Sable vient de tomber, courte monographie vue en début d’année à la Galerie de Noisy-le-Sec, Virginie Yassef prolonge l’expérience avec une exposition qui occupe pendant six mois les espaces de la Ferme du Buisson. Conçue avec son partenaire régulier Julien Bismuth, Le Signe Singe entre en résonance évidente avec la présentation chroniquée précédemment puisqu’on y retrouve notamment un mini décor de théâtre, nettement plus petit que la pièce montrée à la Galerie, dans lequel pendent neuf formes colorées, sortes de pierres en suspension pouvant figurer un système solaire perturbé (Théâtre immobile). On se souvient de l’utilisation de peaux de bête par la créatrice française, on retrouve ce matériau à Noisiel puisqu’elles composent les parois d’une hutte dénommée On n’a jamais vu de chien faire, de propos délibéré, l’échange d’un os avec un autre chien.

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Virginie Yassef - Le château de l’araignée (projet Castor)
(courtesy Galerie GP & N Vallois)

Au-delà de cette corrélation, Virginie Yassef profite aussi du volume et de l’espace que lui offre la Ferme du Buisson pour mettre en place Le Château de l’Araignée, enchevêtrement de poutres affublées de haut-parleurs diffusant bruits de pas, frottements et coups de bâton. Obstruant et contraignant le déplacement du spectateur, cette installation se veut un écho à Passe Apache, le fameux rocher pivotant qui se bougeait d’un doigt que la jeune femme avait présenté à la Fondation Ricard. Naviguant dans les deux salles accueillant ce Château de l’Araignée, le public est également convié à se souvenir du film de Kurosawa et à imaginer que les bruits entendus proviennent de duels entre samouraïs.

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Julien Bismuth - A train of thought
(courtesy Galerie GP & N Vallois)

Pour sa part, Julien Bismuth opère dans de plus petites formes : vidéos minimalistes (Sure, plan séquence d’une bouée de sauvetage apparaissant et disparaissant au gré des vagues ; Perroquet, composition faite d’un écran de télévision tourné vers le mur et ne permettant d’en appréhender que les reflets) et « sculptures paresseuses », dispositions d’objets très simples (brique, tasseau de bois, pièce de métal, petit miroir) vues comme des esquisses de propositions à venir (ou pas). Protocole plutôt courant, donc, et probablement moins convaincant, bien que sa confrontation aux travaux plus narratifs de sa comparse génère, en définitive, quelque chose d’assez pertinent : les fragments matériels de l’un pouvant être perçus comme débuts de commencement des échafaudages de l’autre.

François Bousquet
le 23/09/2013

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