The Host

The Host

(Planet Mu / La Baleine)

 date de sortie

20/03/2012

 genre

Electronique

 style

Electronica / IDM

 appréciation

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12 extraits (Flash)

 tags

Electronica / IDM / Planet Mu / The Host

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Planet Mu

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Cela fait trois ans que l’on n’avait pas parlé d’un disque Planet Mu et c’est un plaisir de revenir sur cette structure avec un disque comme celui-ci. On pense tout d’abord à un nouvel artiste mais il s’agit en fait d’un nouveau projet solo de Barry Lynn, déjà auteur de 4 albums chez Planet Mu en tant que Boxcutter.

The Host est un album plutôt étonnant, d’une extrême fraicheur tout en allant puiser ses influences dans la fin des années 80 et le krautrock électronique des 70s. Mais on ne se rend compte de tout ceci qu’au fil des 12 titres qui composent le disque. L’auditeur va de surprise en surprise, chaque morceau révélant de nouvelles influences, une autre facette de l’artiste, voire l’utilisation de nouveaux instruments qui contribuent naturellement à quelques changements d’atmosphère.
La surprise est peut-être d’autant plus importante que l’on n’est pas trop dépaysé à l’écoute des premiers titres, à commencer par Neo-Geocities, sa rythmique relativement classique, ses basses rondes héritées du breakcore et surtout sa débauche de synthés lumineux, tournoyants, virevoltants. On enchaine avec Angel Fire et déjà quelques éléments se font jour. Des basses profondes contribuent à une certaine noirceur, d’autant plus profonde que les mélodies sont lumineuses. On gagne aussi en épure, à tel point que les spécialistes doivent pouvoir deviner sans problème le modèle de la boite à rythme utlisée. Si une guitare fait déjà son apparition ici, on passe encore un nouveau cap avec Internet Archeology et sa slap bass funky.

À l’image du titre de ce morceau (Internet Archeology), The Host remonte le temps et met à jour quelques vestiges des musiques électroniques. Ainsi avec Hidden Ontology on est en plein dans les années 70 et on pense à un croisement entre Tangerine Dream (les machines) et Ash Ra Temple (les envolées de guitare prog-rock). Dans un registre similaire, plus minimaliste, on notera également Aeontology, plus ambient et aux influences moins marquées.
L’album pourrait donner l’impression de partir un peu dans tous les sens, mais on n’a pourtant jamais ce sentiment. Barry Lynn a un style bien à lui qu’il applique subtilement sur toutes ses compositions, produisant un album riche et cohérent, faisant cohabiter influences dubstep (Org), electro retro et acidulée (Second Life), electronica nostalgique façon Boards of Canada (Rainy Sequences/Phosphene Patterns) et grooves funky sur un Summer Solstice At Cape Canaveral qui nous sonne le sourire.

Voilà donc pourquoi on est si content de revenir aujourd’hui sur le label Planet Mu. Barry Lynn produit ici un album savoureux, coloré, lumineux, riche. Du plaisir à l’état pur.

Fabrice ALLARD
le 19/09/2013

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