FluiD / John 3:16

The Pursuit of Salvation

(Alrealon Musique / Code7 / Plastic Head)

 date de sortie

19/03/2012

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Industriel

 appréciation

 tags

Alrealon Musique / Expérimental / Industriel / John 3:16

 liens

Alrealon Musique

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C’est la première fois que l’on parle d’une production Alrealon Musique dont nous avions fait la connaissance via des artistes tels que Philippe Petit ou Blue Sausage Infant (Zeromoon) qui ont sorti quelques productions sur ce label. Un label éclaté puisque les trois artistes qui sont aux manettes se situent à Genève, Chicago et New-York. Parmi eux se trouvent Philippe Gerber (John 3:16), Christophe Gilmore (FluiD) et Robert L. Pepper (PAS Musique). Le split 12" dont nous allons parler ici est donc un pur produit Alrealon.

Face A, on trouve trois titres de FluiD que l’on découvre pour l’occasion. À l’écoute de ceux-ci, on réalise que Philippe Petit à trouvé chez Alrealon l’hébergement idéal. Bien que projet solo, la musique de FluiD est extrêmement riche, mêlant piano, cordes, tournoiements électroniques et percussions électroacoustiques pour un résultat plutôt cinématographique, sombre et influencé par les musiques industrielles.
Le disque s’ouvre sur un Angels Pt.II plutôt aéré avec ses chœurs hauts perchés, mais on a plutôt l’impression d’être dans des usines sous-terraines sur un Plague aux influences industrielles marquées : bruitages denses et métalliques, martèlements rythmiques et ondes radios. Forewarning nous apparait ensuite plus mystérieux, plus posé, intimiste et sombre avec ses vocaux murmurés et manipulés via des platines.

Face B on trouve donc John 3:16. Si on pourra trouver quelques similitudes au niveau des atmosphères, la musique de Philippe Gerber est bien différente. Sur God is Light, on l’impression que l’artiste condense post-rock et musiques industrielles. Il débute par des nappes/drones, les éléments rythmiques prennent place peu à peu, plus les guitares franchement rock, frôlant parfois le bruitisme alors que les percussions se font tribales.
Toward The Red Sea ferme le disque de façon plus apaisée, mais toujours très sombre. Les synthés délivrent des nappes de basses fantomatiques sur des percussions sourdes, tandis que des incantations tendent à faire de ce dernier titre une messe noire.

Deux belles découvertes pour amateurs d’atmosphères un peu dérangées, et un label dont on vous reparlera prochainement avec un 10" de Philippe Petit.

Fabrice ALLARD
le 22/09/2013

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