Date Palms / Ignatz

 date du concert

22/09/2013

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Ali_Fib / Date Palms / Espace B / Gregg Kowalsky / Ignatz

 liens

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Espace B
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Date Palms

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Ayant zappé de nombreuses dates début septembre, c’est avec Ali Fib que l’on faisait notre rentrée en ce dimanche soir, traversant Paris pour rejoindre un Espace B qui a refait ses peintures. Au programme deux découvertes avec pour commencer la folk du belge Ignatz puis les envolées psychés du quatuor Date Palms.

Avec seulement deux sets de prévus, ce n’est que vers 21h15 que le premier concert débute avec Ignatz. A posteriori, on se demande comment il se fait que l’on n’ait pas parlé de cet artiste plus tôt, avec une discographie répartie chez (K-RAA-K)³, Conspiracy et maintenant Fonal, autant de labels dont nous parlons régulièrement sur ces pages.
Presque caché sous sa casquette, Bram Devens est seul sur scène avec sa guitare et quelques effets à ses pieds ou posés sur une chaise. On découvre d’abord une musique plutôt folk, avec un jeu de guitare sec, jouant de boucles répétitives et cassures afin de délivrer des arrangements mélodiques du plus bel effet. Le chant pourra surprendre, assez haut perché, tout en douceur, trahissant une certaine fragilité que l’on ne pourra dissocier de l’artiste.
On sera surtout marqué par son jeu de guitare, particulièrement fracturé sur le troisième titre, un peu comme si on écoutait un disque sur une platine défaillante, ralentissant et accélérant le jeu. Les boucles tendent à rendre ce morceau hypnotique, tribal quand une note se répète à l’infini, bientôt noyée dans les effets électroniques. L’utilisation des machines est toutefois plutôt discrète, les effets apportent une teinte, une touche personnelle à une musique qui reste fortement ancrée sur des bases folk, parfois teintée de blues comme on le verra par la suite.
Une superbe première partie que l’on cherchera à poursuivre en achetant son album Can I Go Home Now ?, récemment publié chez Fonal Records.

Il n’est pas loin de 22h30 quand débute le concert de Date Palms. Quatre musiciens sur scène, dont Gregg Kowalsky (claviers) et Marielle Jakobsons (violon, flûte traversière) en guise de noyau dur auxquels se sont joints bassiste et guitariste. Leur tournée qui touchait à sa fin faisait suite à la sortie de leur nouvel album chez Thrill Jockey, intitulé The Dusted Sessions.
On savait à peu près à quoi s’attendre, aussi on est guère surpris à l’écoute du premier titre, au tempo lent et lourd, avec une basse très présente. Le violon délivre une mélodie qui sert de liant, tandis que Gregg Kowalsky plaque sur son claviers quelques accords détachés. Un concert qui débute donc sur une certaine nonchalance qui provoquera chez nous un certain ennui. Le quatuor enchaine deux titres dans un style proche, fait une pause pour nous dire 2-3 mots et poursuit avec deux autres morceaux clairement plus puissants, plus rythmés, plus contrastés, peut-être un peu plus menaçants, la basse semblant prendre ici une plus grande place. Le groupe a clairement abandonné les flottements du premier quart d’heure pour dessiner ici des contours fermes, appuyés, jouant sur la répétition à outrance et l’hypnotisme qui en découle. C’est là que l’on rentrera véritablement dans le concert.
Sur la dernière partie, Date Palms jouera sur un entre deux. On sait où on va, les contours sont bien définis, toujours marqués par le bassiste ou des arpèges électroniques, mais les mélodies de flûte traversière sont un véritable voyage empruntant au psychédélisme et au prog-rock. Un superbe final qui nous laissera finalement une excellente impression.

Fabrice ALLARD
le 26/09/2013

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