Pascal Pinon / Lisa Li-Lund

 date du concert

17/10/2013

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Espace B / Pascal Pinon

 liens

Espace B
Pascal Pinon

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À peine cinq mois après leur premier passage parisien, les Islandaises de Pascal Pinon étaient déjà de retour dans la capitale française pour une date en tête d’affiche cette fois-ci. Avant leur prestation, il fallut néanmoins subir celle de Lisa Li-Lund, musicienne qu’on avait croisée au début des années 2000, dans le sillage des pénibles Herman Düne. La jeune femme a développé depuis une carrière solo et continue à se produire régulièrement sur les scènes françaises. Jusqu’à présent, on avait cependant réussi à éviter ce folk impersonnel, ces chansons passe-partout et cette volonté de sur-expliquer, entre chaque morceau, l’historique du titre à venir (« alors là, ça parle de ma première leçon de surf ; enfin, je l’ai écrit après avoir pris ma première leçon de surf, ou alors j’ai commencé à y penser pendant ma première leçon de surf »). Accompagnée d’un certain Max à la guitare électrique, la Française ne nous épargna donc pas cette fois-ci même si, plutôt qu’une médiocrité quelconque, nous lui reprocherions en vérité sa grande banalité.

Après avoir installé leurs propres instruments, les sœurs Ákadóttir investirent la scène autour de 21h45, l’une assise et l’autre debout (ou inversement), munies d’une guitare chacune et se trouvant devant un mini-orgue, d’une part, et un clavier-séquenceur relié à plusieurs pédales et commandes, d’autre part. Par rapport au souvenir que nous avions de leur concert au Café de la Danse, il nous sembla mieux distinguer les différents apports instrumentaux : notes détachées, agrémentées de réverbération, de la guitare électrique dans Somewhere, boîte à rythmes dans Ekki Vanmeta, etc… Séduits par la personnalité des jumelles islandaises, nous pûmes alors passer outre sur quelques approximations dans le jeu ou le calage des nouveaux morceaux (33, composé cet été et encore peu rodé sur scène). De même, les (larges) explications données par Jófríður Ákadóttir entre chaque titre passèrent nettement mieux que pour la première partie (probablement le charme de l’accent islandais en anglais). En somme, le caractère mignon de l’ensemble emporta l’adhésion, nonobstant l’aspect un peu naïf des propositions musicales de Pascal Pinon (jusque dans les thématiques des chansons, à l’image de Fernando, écrite pour servir à l’une de leurs amies, suédoise, amoureuse du footballeur espagnol Fernando Torres).

François Bousquet
le 22/10/2013

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