Roy Lichtenstein

 date

du 03/07/2013 au 04/11/2013

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Centre Pompidou / Roy Lichtenstein

 liens

Centre Pompidou

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Vue de l’exposition

Gros succès de l’été et du début d’automne (45’ d’attente avant de pénétrer dans la Galerie 2, nocturnes tous les soirs jusqu’à 23h, ouverture une heure plus tôt pour les adhérents au Centre Pompidou), la monographie consacrée à Roy Lichtenstein, précédemment passée par Chicago, Washington et Londres, se veut une véritable rétrospective du travail de l’États-Unien, là où l’exposition vue en 2007 à la Pinacothèque de Paris se concentrait davantage sur les étapes préparatoires dans la confection de l’artiste. Cette fois-ci, donc, on retrouve toutes les figures connues du plasticien, et notamment ses tableaux grands formats, inspirés de la bande dessinée (Look Mickey, Whaam !, Oh, Jeff… I Love You, Too… But…, Crying Girl). Immédiatement identifiées par tous les visiteurs (jusqu’aux enfants et adolescents qui y retrouvent des formes déclinées massivement, des décors de télévision à la publicité), ces créations marquent ici par leur taille. De fait, si leur visuel est éprouvé, découvrir ces tableaux dans leur totalité (l’un des côtés atteignant souvent les 2 mètres) constitue assurément une expérience notable.

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Small Explosion (Desk Explosion)
(courtesy Centre Pompidou)

Au-delà de ce médium, on fut frappé par la diversité des autres propositions, cette rétrospective remplissant alors parfaitement son office en tant qu’elle permet de retracer la variété du parcours de Lichtenstein. Ainsi remarqua-t-on plusieurs pièces en porcelaine émaillée sur plaque d’acier, en huile et Magna sur plexiglas, en céramique sur peinture ou encore en bronze peint et patiné. Témoignant des recherches formelles du New-Yorkais, ces œuvres trouvent de surcroît leur place dans une scénographie maligne de Laurence Fontaine, accompagnant intelligemment le commissariat de Camille Morineau. Conçu comme un serpentin, le parcours conduit le visiteur à passer de salle carrée en salle carrée tandis qu’au milieu, telle une barre séparant longitudinalement deux strips de bande dessinée, des cimaises ajourées permettent de contempler les pièces par devant et par derrière. Se fait alors réelle la préhension volumétrique des sculptures ou des compositions multiples. Face à une telle profusion de médiums, on en vint même à s’interroger sur le statut de certaines œuvres : les miroirs et verres utilisés dans quelques-unes en font-ils ainsi des sculptures ou des tableaux ? le coup de pinceau est-il une technique ou le sujet d’étude ?

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Série Bull Profile
(courtesy Centre Pompidou)

L’accrochage chronologique favorise la présentation de l’évolution stylistique de Roy Lichtenstein (vers plus d’épure, à l’image de ses paysages zen des années 1990), mais également ses différentes inspirations puisque celui qui a suscité de nombreux descendants se revendique aussi de plusieurs héritages. Sous cet aspect, on trouve la série Bull Profile dans laquelle un taureau est décliné « à la » Picasso ou « à la » Mondrian, des paysages orientalisants pour lesquels un lien avec le pointillisme et Degas peut être fait ou bien, plus directement encore, ces tableaux où une œuvre est reproduite. Cet ensemble des tableaux d’atelier lui permettent alors d’insérer dans le champ aussi bien sa propre création (Look Mickey, disposé au mur de l’atelier) que la Danse de Matisse.

François Bousquet
le 29/10/2013

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