Esmerine

Dalmak

(Constellation / Differ-ant)

 date de sortie

03/09/2013

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Constellation / Esmerine / Post-Rock

 liens

Esmerine
Constellation

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On se souvient que La Lechuza, précédent album d’Esmerine avait été enregistré par les Canadiens avec en mémoire le souvenir de la chanteuse Lhasa, pour qui les morceaux avaient été écrit. Cette fois-ci, c’est une autre forme de souvenir que convoque Dalmak puisque le groupe (dont deux des membres ont changé, Sarah Pagé et Andrew Barr laissant place à Jamie Thompson et Brian Sanderson) se remémore ici son passage à Istanbul. De fait, au cours de sa tournée européenne en 2011-2012, la formation a été conviée en résidence dans la ville turque et y a croisé plusieurs musiciens locaux. Sollicités pour participer à ce nouvel enregistrement, ces derniers y ont apporté leurs instruments traditionnels qu’ils soient à cordes (saz) ou percussifs (darbouka, bendir, derbane).

Comme on pouvait s’y attendre, la combinaison de ces matériaux avec ceux des Canadiens (violoncelle, marimba, batterie) provoque une rencontre pas inintéressante mais qui, toutefois, marquera surtout ceux qui apprécient les consonances méditerranéennes et proche-orientales. Autant le reconnaître immédiatement : nous n’avons jamais véritablement goûté ce style musical, qui nous paraît toujours trop marqué, à la fois trop folklorique (quasiment du prémâché pour touristes) et trop viscéralement ancré dans une tradition locale (qui peut donc n’être correctement appréhendé par qui n’en est pas originaire).

Aussi, c’est sur les deux ou trois morceaux sur lesquels toute cette orchestration rythmée s’éteint que notre attention se trouve captivée : Hayale Dalmak, proche d’une forme d’ambient lumineuse, White Pine, fondé sur les entrelacs de cordes. Reposant après des pistes sur lesquelles les instruments turcs opèrent par répétition lassante des mêmes thèmes, ces titres peuvent néanmoins infuser et influencer d’autres passages, tels Translator’s Clos II dans lequel les composants turcs s’associent de manière plus probante.

François Bousquet
le 25/11/2013

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