Egyptology

The Skies

(Clapping Music / La Baleine)

 date de sortie

18/04/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electro

 appréciation

 tags

Ambient / Clapping Music / Domotic / Egyptology / Electro / O.Lamm

 liens

O.Lamm
Clapping Music
Egyptology

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Le voici enfin cet album tant attendu du duo formé par Oliver Lamm et Stéphane Laporte (Domotic). Tant attendu parce qu’ils nous en avaient donné un premier aperçu lors de quelques concerts, par exemple à l’International en 2009, alors que le projet était en cours de construction et que le nom "Egyptology" n’apparaissait que sur un de leurs morceaux.
Depuis, l’album est sorti et le duo devenu trio pour la scène a multiplié les concerts avec notamment une release party à la Flèche d’Or en mars 2012.

Sorti de ce concert, on se demandait à quoi allait ressembler la musique d’Egyptology sur disque et nous voici donc avec quelques éléments réponses. Comme on l’a vu en concert, le duo a fait le plein de synthés vintages et ceux-ci prennent ici une place prépondérante. Mais là où on pouvait imaginer une débauche d’arpèges tournoyantes et de mélodies accrocheuses, le duo nous la joue d’abord façon bande son de film, plutôt orienté science-fiction en utilisant le pouvoir évocationnel du son de ces machines. Ainsi le récit débute en 2789 avec des basses entêtantes, des trompettes synthétiques et quelques sonorités qui nous font penser à un véritable orchestre électronique, façon Vangelis. Souffles synthétiques, bouillonnements, ronronnements, explosions, démarrage d’un vaisseau spatial, Egyptology nous ouvre ensuite la porte des étoiles avec Matter, première partie de Orbis, une pièce développée en cinq morceaux.

Une fois la pyramide flottant dans les airs, nous n’avons plus qu’à suivre le couloir spatio-temporel aux couleurs éclatantes. Les mélodies d’arpèges sont un peu faciles mais elles font toujours leur petit effet, la batterie monte progressivement et un chant synthétique prend forme sur Orbis Part 3 : Terraforming. A travers le hublot on croise le BBC Radiophonic Workshop et Underworld, le tout parsemé de paillettes disco-techno sur le chatoyant Flying Over The River Meander avant de realiser que tout ceci n’est qu’un rêve et de retomber dans une certaine nostalgie avec Endless Night In The Eternal Spheres.
Certes, on aime beaucoup The Skies, mais justement, on se demande quelle est la part de nostalgie qui entre en jeu. Ainsi les sonorités kitschs de Airborne Corridor nous font sourire avant de nous évader, les explosions de Orbis Part 1 : Matter nous rappelle la "demo scene" PC du début des années 90, mais en même temps le travail sur les sonorités de Orbis Part 5 : Uprising, certainement notre petit chouchou, nous apparait particulièrement subtil et moderne.

En guise de synthèse, l’album s’achève sur The Skies, le titre le plus pop de l’album avec ses mélodies faciles et arrangements épurés. Le vaisseau spatial file au loin et disparait parmi les étoiles. To be continued...

Fabrice ALLARD
le 31/10/2013

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