Nils Quak

Aether

(Nomadic Kids Republic / Import)

 date de sortie

23/04/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Expérimental / Nils Quak / Nomadic Kids Republic / nq

 liens

nq
Nomadic Kids Republic
Nils Quak

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Depuis 2009, parallèlement à son projet nq, Nils Quak produit également de la musique sous son nom propre. C’est visiblement la solution qu’il a trouvé pour mener de front deux approches bien distinctes qui, comme on le remarquait en 2004 avec son album Recording Syntax, risquaient d’avoir du mal à trouver leur public.
nq est donc son projet le plus electronica voire IDM, tandis que sous son propre nom l’Allemand produit une musique clairement plus expérimentale entre drones et dark ambient.

N’étant pas au courant de cette distinction au moment de mettre ce disque sur notre platine, c’est avec quelques surprises que l’on découvre Aether. L’entrée en matière se fait progressivement, l’album débutant par une ambient discrète sur Hymn to the Eternal Void. Mélange de drones et souffles, niveau sonore étonnamment bas, bref une ambiance fantomatique ponctuée de micro-bruitages et de quelques claquements de cordes. Une ambient anxiogène qui vire petit à petit vers une certaine abstraction quand le drone devient tour à tour sifflant, grondant et menaçant.

Autant être clair, les fans de nq risquent fort d’être déçus par ce projet de Nils Quak. Les sept morceaux qui composent l’album font tous appel au même type de sonorités, avec en tête drones, souffles et ronronnements mécaniques qui lui confèrent même parfois une teinte industrielle. Ainsi les bourdonnements grésillants de Hazy Mornings nous donnent l’impression d’être dans une centrale nucléaire et les ronronnements monotones de Broken Things on a Saturday Morning nous projettent dans une usine où les machines auraient pris le pouvoir.
Du coup, on s’attardera un peu plus sur Machen Weiter, tout aussi inquiétant mais sur lequel Nils Quak opte pour des tonalités scintillantes, métalliques, entre nappes et grincements qui évolueront doucement vers des teintes plus minérales. Et puis à deux reprises, on notera l’apparition magique de quelques bribes mélodiques, inattendues, qui s’extirpent du bruit. Sur Hazy Mornings ce sont les machines qui semblent fredonner une mélodie de basses nasillardes et profondes, puis le magnifique Sinterbecken prend le relai, imprévisible, puis dévoilant des drones oscillants nappés de souffles nasillards.

Une autre facette à découvrir de Nils Quak, surprenante, expérimentale, abstraite.

Fabrice ALLARD
le 03/11/2013

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