Quantum

 chorégraphe

Gilles Jobin

 date

du 04/11/2013 au 08/11/2013

 salle

Théâtre de la Cité Internationale,
Paris

 appréciation
 tags

Gilles Jobin / Théâtre de la Cité Internationale

 liens

Théâtre de la Cité Internationale
Gilles Jobin

 dans la même rubrique
05/08/2016 et 06/08/2016
Beats
(Square des Amandiers)
01/08/2016
Bataille
(Parc de la Butte du Chapeau Rouge)
15/04/2016
L’Homme aux Cent Yeux (La Grande Revue)
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
03/02/2016 et 04/02/2016
La Chaise Humaine
(Auditorium St Germain des Prés)

Proposition qui en est à sa troisième édition, New Settings, organisée conjointement avec la Fondation d’Entreprise Hermès, tourne autour de la rencontre entre chorégraphes et plasticiens, les premiers collaborant étroitement avec les seconds pour mettre en place des spectacles riches et foisonnants. Après plusieurs spectacles chroniqués sur ces pages dans lesquels il développait une danse à l’horizontale, Gilles Jobin profite de cette occasion, associé à Julius Von Bismarck, artiste visuel allemand, pour mettre debout ses danseurs.

Logiquement axée sur la physique quantique, Quantum offre un terrain d’expression à six interprètes, tout d’abord assemblés en duos, tressautant comme s’ils étaient parcourus d’une électricité statique qui les ferait vibrer. À mesure que les doigts se cherchent, que les bras se croisent et que les corps se mêlent, ces tremblements se font de plus en plus fréquents mais aussi de plus en plus fluides, le courant passant naturellement mieux. Tombant des cintres, quatre grosses lampes tournoient au-dessus des têtes, les ampoules virant du jaune au vert, tirant également le blanc vers des teintes plus ou moins fortes, à même d’agir sur les visages des danseurs, passant du blafard au cadavérique, de l’extra-terrestre à l’humain. Passés ces premiers instants, les uns et les autres se séparent, s’éparpillent sur le plateau, réalisant chacun à peu près le même geste, comme des atomes éclatés.

Au soutien de leurs déplacements, la musique de Carla Scaletti, forgée à partir de nombreux crépitements et clicks’n’cuts, vient habilement s’inscrire dans un ensemble fort cohérent. Cohérence qui se fait encore plus pertinente dans les mouvements de groupe, notamment dans de très belles suites de gestes, bras tendus à la perpendiculaire, faisant une sorte de chaîne (chaque paume étant posée sur l’épaule du voisin) qui se tord façon double hélice de l’ADN. Se mettant ensuite en cercle, les danseurs vont positionner leurs mains comme s’ils entouraient une boule de feu (un noyau atomique ?) qu’ils évitent et déplacent en même temps. Vêtus de combinaisons à losanges recouvrant presque tout leurs corps, les six intervenants font alors figure de cobayes de laboratoires, tentant de maîtriser des éléments nucléaires et électriques qui, malgré tout, ne sont pas loin de les dépasser.

Autre date :
- 14 janvier 2014 : Bonlieu Scène Nationale - Annecy

François Bousquet
le 06/11/2013

À lire également

du 16/01/2006 au 07/02/2006
Nous étions assis sur (...)
(Théâtre de la Cité Internat)
du 02/04/2012 au 07/04/2012
Le Temps scellé
(Théâtre de la Cité Internat)
du 31/05/2007 au 30/06/2007
Tout le bonheur est (...)
(Théâtre de la Cité Internat)
du 23/05/2011 au 11/06/2011
De l’air et du vent
(Théâtre de la Cité Internat)