Oiseaux-Tempête / Spain

 date du concert

10/11/2013

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

Flèche d’Or / Oiseaux-Tempête

 liens

Flèche d’Or
Oiseaux-Tempête

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En ce dimanche soir, la Flèche d’Or accueille deux concerts, qui indépendamment représentent un événement en soi : la release party de Oiseaux-Tempête et un live de Spain, fait rare de par chez nous.

Après l’époustouflant concert que Oiseaux-Tempête livra à l’église St Merry en avril dernier, la barre était haute et les attentes conséquentes. Si celles-ci n’ont pas été démenties, le live correspondit davantage à leur premier album, à venir le 13 novembre chez Sub Rosa, qu’aux moments d’une intensité sans pareil qu’hébergea la paroisse parisienne. Frédéric D. Oberland et Stéphane Pigneul (FareWell Poetry, Le Réveil des Tropiques), accompagnés de Ben McConnell (Beach House) à la batterie, assiègent leur compact auditoire de nappes grondantes et de lignes de guitare grêlées. Attisant les contrastes entre une ambient farouche et une impétuosité sourde, proche du stoner, la musique du groupe distille le juste équilibre de noirceur, de tension et de lyrisme. Ce post-rock là respire à la fois les frimas et la violence politique. Les field-recordings ouvrant les morceaux font quelque peu regretter l’absence de la projection du film tourné en Grèce par le vidéaste et photographe Stéphane C. Le temps s’écoulant trop vite, le groupe fait de Buy Gold (Beat Song) son dernier titre de la soirée et son point d’orgue parfaitement amené. Autour du mouvement métronomique viennent s’entrelacer les sinuosités mélodiques, la guitare se fait poignante, le canevas se répète et se densifie. Puis le groupe salue, la transe n’était pas loin.

C’est au tour de Spain de prendre la main. Le groupe américain affilié au slowcore dans les années 90, dissous puis reformé en 2007, a sorti The Soul Of Spain en 2012, signant un retour largement salué. Josh Haden et sa bande entament donc une prestation moelleuse, ponctuée d’interventions du chanteur qui détaille tranquillement les morceaux à la salle. Le ton est sentimental, les arrangements très classes, la Flèche d’Or, dès lors, n’est que douceur. On pourrait y entendre de l’affectation, chercher l’originalité ou flirter avec l’ennui, mais la recette fonctionne, l’émotion prend et Spain transporte. Mais si l’on ressort convaincu, c’est surtout qu’à priori on n’était pas venu pour eux.

Manon Torres
le 15/11/2013

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