Arve Henriksen

Places Of Worship

(Rune Grammofon / Differ-ant)

 date de sortie

06/09/2013

 genre

Jazz

 style

Contemporain

 appréciation

 tags

Arve Henriksen / Contemporain / Rune Grammofon

 liens

Arve Henriksen
Rune Grammofon

 autres disques récents
Axel Rigaud
Transformation
(n5MD)
James Murray
Landscapes Of Lovers
(Fluid Audio)
Saloli
The Deep End
(Kranky)
Styrofoam
We Can Never Go Home
(Sound in Silence)

Toujours fidèle à la trajectoire d’Arve Henriksen, on retrouve le trompettiste pour son nouvel album, qui le voit revenir sur son label de prédilection puisqu’après un passage chez ECM, c’est à nouveau sur Rune Grammofon que le Norvégien publie cet effort. À l’image de ce qu’il avait fait sur Cartography, il convie ici une quinzaine d’invités, le conduisant à livrer des morceaux aux instrumentations particulièrement riches, mêlant allégrement instruments réels et programmations (samples aquatiques, batterie programmée) comme dans le profond Saraswati ou Bayon, sur lequel interviennent sporadiquement les instruments du Norwegian Wind Ensemble.

À côté de ces titres, Arve Henriksen brille également dans les titres plus dépouillés, comme ceux, tels Le Cimetière Marin ou The Sacristan, dans lesquels il se trouve accompagné d’un matériau principalement samplé (le piano de Christian Wallumrød, les samples de Jan Bang et les synthétiseurs d’Erik Honoré). Dans ces moments-là, on peut aller jusqu’à entendre le bruit des doigts enfonçant les touches de la trompette et on en ressort avec un sentiment de frustration de ne pas voir tant de grâce s’étendre sur une durée supérieure à trois ou quatre minutes. Quand, de sa voix de tête, tout juste timbrée, le Norvégien chante, l’impression peut être soit largement positive (Lament), soit plus mitigée (Abandoned Cathedral, un rien trop maniéré). En revanche, pleine satisfaction avec la participation vocale d’Erik Honoré sur le caudal Shelter From The Storm : chaleureuse et plus grave, sa voix se marie alors idéalement avec le duo trompette-piano.

Pouvant enfin ouvrir son horizon vers des terres un peu différentes (les climats arabisants de Portal ou ceux, évidemment hispanisants, d’Alhambra avec la guitare sèche en finger-picking d’Elvind Aarset), Arve Henriksen nous livre donc une nouvelle réussite, aussi bien dans sa capacité à s’entourer d’excellents musiciens que dans son habileté à composer des albums diablement cohérents.

François Bousquet
le 05/12/2013

À lire également

Espen Eriksen Trio
What Took You So Long
(Rune Grammofon)
Espen Eriksen Trio
Never Ending January
(Rune Grammofon)
Espen Eriksen Trio
Perfectly Unhappy
(Rune Grammofon)
Skyphone
Avellaneda
(Rune Grammofon)