Déplace le Ciel

 auteur

Leslie Kaplan

 metteur en scène

Frédérique Loliée et Élise Vigier

 date

du 28/11/2013 au 15/12/2013

 salle

Théâtre Gérard Philipe,
Saint-Denis

 appréciation
 tags

Leslie Kaplan / Théâtre Gérard Philipe

 liens

Théâtre Gérard Philipe

 dans la même rubrique
du 21/09/2016 au 08/10/2016
Nobody
(Théâtre Monfort)
du 10/05/2016 au 04/06/2016
Je suis Fassbinder
(Théâtre de la Colline)
du 17/03/2016 au 03/04/2016
En Route – Kaddish
(Nouveau Théâtre de Montreuil)
du 16/03/2016 au 26/03/2016
L’Adversaire
(Théâtre Paris-Villette)

Après deux premières créations que nous n’avions pas vues, Leslie Kaplan a entrepris d’écrire une troisième pièce pour Frédérique Loliée et Élise Vigier, amies comédiennes qui se chargent également de la mise en scène de Déplace le Ciel. Suite d’échanges entre deux amies, la dramaturgie se veut une forme de déversoir à mots, capable de recueillir, en son creuset, quelque chose qui traduirait le contemporain et les éternelles questions liées à l’amour, la solitude ou le rapport au monde.

Pour autant, on se trouve plutôt en face d’un verbiage creux et plat, sans même l’aspect vertigineux que peut prendre la logorrhée quand elle est maîtrisée ou triturée de manière drolatique par d’autres auteurs. Ici, il ne s’agit que de discussions entre quadras qui relèvent de l’échange entre colocataires, du dialogue autour d’un café ou des conseils de vie transmis à travers le rideau d’une cabine d’essayage (on serait tenté de reproduire quelques répliques mais ce serait cruel… et malhonnête car le texte s’appréhende dans son intégral déroulé). Le jeu des comédiennes hésite, pour sa part, entre gouaille et naturalisme, sans jamais dépasser le premier degré pour atteindre le niveau, qui aurait pu être envisageable, du pastiche de sitcom.

Lorsque les interprètes se couchent à même le sol vient le moment des rêves, passages les plus réussis du spectacle, servis par une belle intégration de la vidéo (les corps préalablement filmés des deux femmes s’animent sur les panneaux du décor, quittent les corps allongés et prennent vie à leur tour) et installant une période de répit salutaire. Malheureusement, pour assister à ces saynètes, il faut en passer par d’autres morceaux nettement moins pertinents même si on imagine qu’une prise en compte complète de la trilogie (Duetto-Toute ma vie j’ai été une femme, Louise, elle est folle et ce spectacle-ci) permettrait peut-être de relativiser ce jugement.

François Bousquet
le 07/12/2013

À lire également

du 13/01/2014 au 07/02/2014
Les Gens
(Théâtre Gérard Philipe)
du 29/01/2016 au 20/02/2016
Roberto Zucco
(Théâtre Gérard Philipe)
du 26/09/2011 au 16/10/2011
Micro
(Théâtre Gérard Philipe)
du 13/04/2010 au 17/04/2010
Asphalte
(Théâtre Gérard Philipe)