Mika Vainio / Perrine en Morceaux

 date du concert

12/12/2013

 salle

Point Ephémère,
Paris

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Mika Vainio / Perrine en Morceaux / Point Ephémère

 liens

Mika Vainio
Point Ephémère
Perrine en Morceaux

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Deux ans et demi que l’on n’avait pas vu Perrine en Morceaux, deux ans que l’on n’avait pas vu Mika Vainio (en solo), cette soirée était donc idéale pour mettre à jour nos impressions sur le travail actuel de ces deux artistes.

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Perrine en Morceaux

Il doit être pas loin de 20h50 quand les lumières du Point Éphémère s’éteignent sur un public présent en quantité modérée. Au milieu de la scène, deux tables disposées en ’V’, recouvertes de machines, au milieu desquelles Perrine vint prendre place. Devant elle, deux micros qu’elle utilise selon que sa voix soit brute ou traitée par quelques effets. On retrouve donc grosso modo le même dispositif que l’on découvrait en 2011 à l’Espace Jemmapes, avec en plus des visuels en fond de scène et une lampe aux couleurs variables juste en dessous des micros, teintant le visage de Perrine de multiples couleurs.
Musicalement, on retrouvera dans les grandes lignes les éléments qui composaient déjà les concerts de Perrine en Morceaux avec une musique principalement électronique, incorporant parfois une kalimba, sur laquelle elle pose un chant plutôt atypique, parfois proche d’un spoken word scandé. Le concert commence en douceur, puis la rythmique décolle, mécanique, et le chant se fait plus enjoué. Très vite on arrive à Rien, le tube, qui fait toujours son petit effet. L’ambiance générale est sombre, la voix grave, le propos fataliste tandis que la mélodie de kalimba contribue à une certaine douceur. Au fil des morceaux on réalise à quel point les textes ont et prennent de l’importance, avec des intonations et un phrasé qui changent finalement assez peu. On décroche alors un peu et notre attention se portera plutôt sur une structure rythmique minimale ou quelques montées indus/bruitistes qui feront le lien avec le concert à venir.

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Mika Vainio

Ca doit être tout juste après 15mn de pause que Mika Vainio pris place pour démarrer son set. À notre retour, la salle est plongée dans le noir, un petit spot éclaire l’espace de travail de l’artiste, tandis que les spectateurs sont maintenant relativement nombreux. De bout en bout, on retrouvera tous les éléments qui constituaient déjà le concert de Mika Vainio au Petit Bain deux ans plus tôt. Les sonorités sont brutes, souvent abrasives, et il échafaude des structures minimalistes que l’on trouvera un peu molle. Le tempo est retenu, les explosions absentes, et quand on pense que l’ambiance s’apprête à décoller, le finlandais s’amuse à détruire ce qu’il a construit pour partir dans une nouvelle direction. Il ainsi semble jouer avec nos nerfs.
Comme le calme après la tempête, au bout de 30mn de concert et de lourds roulements de basses saturées, Mika Vainio nous la joue ambient sur une base de drone électronique et tintements métalliques, se plaçant entre bols tibétains et lointaines menaces orageuses. Et puis finalement la dernière montée se révèle puissante, industrielle et finalement dans l’esprit de ce que produisait le duo Pan Sonic. Un final explosif et après une heure de concert Mika Vainio quitte la scène, abandonnant un public chaud comme la braise. Chose alors complètement inattendue, le Finlandais revient sur scène avec un rappel de toute beauté, deux mouvements en forme de rouleau compresseur pour un sursis d’une douzaine de minutes.

Fabrice ALLARD
le 21/12/2013

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