Sylvain Chauveau

Kogetsudai

(Brocoli / Metamkine)

 date de sortie

14/10/2013

 genre

Rock

 style

Expérimental / Néo-Classique

 appréciation

 écouter

3 morceaux en streaming

 tags

Brocoli / Expérimental / Néo-Classique / Sylvain Chauveau

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Sylvain Chauveau
Brocoli

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Les disques s’accumulent pour Sylvain Chauveau au rythme de deux par an, en moyenne et en comptant ses projets parallèles et collaborations. Si une telle profusion n’est pas toujours bienvenue, on se trouve rarement déçu par les productions du Français qui, avec Kogetsudai, signe le deuxième volet d’une trilogie consacrée à la déconstruction du format chanson. Le premier épisode était constitué par Singular Forms (Sometimes Repeated), publié sur Type en mars 2010, disque très convaincant, conjuguant utilisation d’un micro filtré pour sa voix et instrumentations épurées. C’est un schéma relativement proche que Chauveau réactive ici (six titres uniquement pour une durée de moins de vingt-cinq minutes), avec le même sentiment subséquent de légère frustration à l’issue de certains morceaux qu’on aurait aimé voir durer davantage.

Musicalement, l’accent est davantage mis sur des composantes électroniques, délaissant piano et guitare au profit de triturations et grésillements. Résultat : on se trouve face à des chansons dont il ne reste pas grand-chose, hormis le chant ; réduite à la portion très congrue, l’instrumentation accompagnatrice frise alors l’installation sonore, simple tapis accueillant la voix toujours aussi chaude et grave du Français. Quelques rares rythmiques (probablement œuvres de Steven Hess) s’invitent néanmoins à la toute fin de Dark Clouds In The Sand, de même que des notes de piano très espacées sur Lenta La Neve.

Mais, dans l’ensemble, il s’agit bien de travailler autour d’un minimalisme ascétique qui nous semble alors manquer de corps et de chaleur, trop distant et cérébral, décanté jusqu’à l’os, comme s’il nous était donné à entendre des pistes sonores non encore assemblées. Si le travail de recherche et d’expérimentation manifesté ici est indéniable, on peut toutefois rester à la porte de cet album.

François Bousquet
le 11/01/2014

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