Alejandro Cesarco : Secondary Revision

 date

du 12/12/2013 au 23/02/2014

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
 tags

Alejandro Cesarco / Félix González-Torres / Le Plateau / FRAC Île-de-France / Louise Lawler

 liens

Le Plateau / FRAC Île-de-France

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Afin de familiariser plus rapidement le public avec la figure d’Alejandro Cesarco (ce plasticien n’étant pas forcément très connu dans nos contrées), les équipes du Plateau ont fait le choix de faire côtoyer ses œuvres avec celles de Louise Lawler, Félix González-Torres et Jack Pierson. Au-delà d’une admiration de l’Uruguayen pour ces artistes, il y a également une volonté de le placer dans la lignée de ces grands prédécesseurs, d’autant plus qu’il partage plusieurs obsessions avec ceux-ci, notamment la part autobiographique de son travail ou la volonté de s’approprier des œuvres d’autres pour créer les siennes.

Le parcours juxtapose donc créations de Cesarco et quelques pièces des trois plasticiens cités ; quelles que puissent être les qualités des premières, il est évident que les secondes témoignent fréquemment de plus de force ou d’émotion. Sous ce jour, on continue, même en commençant à bien connaître son propos, à être profondément touché par ce qu’a réalisé Félix González-Torres. Ici, même une « simple » photographie de neige imprimée sur un puzzle (Untitled (Cold Blue Snow)) dit tout l’éloignement de la période enfantine et diffuse une véritable mélancolie. De même, la manière dont Louise Lawler sait habilement capter des œuvres d’autres artistes (une peinture-date d’On Kawara dans Still Life (Candle)) manifeste à la fois une réelle capacité à embrasser l’histoire de l’art contemporain tout en en proposant une relecture décalée et personnalisée.

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Vue de l’exposition

Sur les cloisons du Plateau, les pièces d’Alejandro Cesarco parviennent quelquefois à se rapprocher, qualitativement, de ces réalisations (on mettra de côté ses travaux vidéos, peu convaincants). Ainsi en est-il, par exemple, de ces deux séries d’index de romans qu’il n’a pas encore écrits : censés documenter des ouvrages traitant de la perte de l’enfance, ces listes ont quelque chose d’absurde et de touchant à la fois. De même, son autobiographie fragmentée (quatre petites photos de morceaux de peau, se voulant portraits de l’artiste) et sa mise côte à côte des mois de janvier de son enfance (extraits de calendrier) optent pour une intéressante approche mémorielle.

François Bousquet
le 29/01/2014

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