Oiseaux-Tempête

s/t

(Sub Rosa / Import)

 date de sortie

13/11/2013

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Post-Rock / Sub Rosa

 liens

Sub Rosa
Frédéric D. Oberland
Oiseaux-Tempête

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Annoncé lors de la recension de leur concert de la Flèche d’Or, précisément tenu trois jours avant la publication de ce disque, le premier album d’Oiseaux-Tempête atteint enfin nos rivages grâce au label Sub Rosa, structure parfaitement à même d’accueillir les circonvolutions du trio. Capables de passer de titres profondément ambient à des postures plus proches du stoner (Ouroboros), tout en conservant la faculté d’aller composer, avec Buy Gold (Beat Song) une pièce de post-rock lyrique parfaitement prenante (batterie régulière, lignes de guitare superposées, tension progressive), les trois musiciens parcourent ainsi une large palette. Celle-ci peut même aller jusqu’à des climats plus apaisés, presque mélancoliques et caressants, à l’image des partitions de six-cordes de La Traversée, ou à l’intégration de samples parlés (Call John Carcone).

De toute évidence, à l’écoute de ce long-format, on perçoit aisément qu’il a été enregistré dans les conditions du live, en trois jours : morceaux étirés sur la durée, permettant à chacun de se livrer à quelques improvisations à l’intérieur de l’un ou l’autre des titres, grande cohérence de l’ensemble, fièvre créatrice palpable, album allant jusqu’au bout de ses potentialités temporelles (onze titres et soixante-quatorze minutes). Naturellement, ceci ne va pas sans procurer, parfois, le sentiment que les musiciens distendent le propos pour leur simple plaisir , évoluant de manière un rien autarcique (L’île).

Alors que, sur le papier, la multiplication des projets de Frédéric D. Oberland pouvait laisser craindre une dispersion de l’inventivité ou alors la mise en œuvre de quelque chose de trop vite écrit, il n’en est rien, chacune de ses expériences se distinguant assez bien de l’autre, et pas seulement parce qu’Oiseaux-Tempête, par exemple, est uniquement instrumental. Les personnalités qui l’entourent configurent également la coloration musicale de chaque formation, celle-ci opérant assurément dans un registre plus free rock que les autres. Évidemment, la part visuelle, très présente sur les concerts du groupe, grâce aux films et photographies de Stéphane C., ne joue que plus limitativement sur disque (réduite au livret accompagnant l’album), mais cela ne gâche en rien l’intérêt procuré par l’écoute de celui-ci.

François Bousquet
le 28/01/2014

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