Hildur Guðnadóttir

Leyfðu Ljósinu

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

14/05/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Hildur Guðnadóttir / Néo-Classique / Touch

 liens

Touch
Hildur Guðnadóttir

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Fin mars 2012, Hildur Guðnadóttir jouait au 104 dans le cadre de Présences Électronique. Un concert que l’on trouvait sublime et que l’on a la surprise de retrouver sur ce disque, sorti quelques mois plus tard. Il ne s’agit pas ici de l’enregistrement du concert parisien, mais de la même pièce, enregistrée live (mais sans public) en janvier 2012 au Music Research Centre de l’université de York.

Leyfðu Ljósinu est une pièce de 35 minutes précédée ici d’un prélude qui prépare le terrain. Lente mélodie de violoncelle, timide, plaintive pour ne pas dire sombre. Le tempo est extrêmement lent et quelques silences, comme des ponctuations, se font pesants.

L’enchaînement avec Leyfðu Ljósinu est fluide, tout en faisant apparaître la voix de la jeune femme, timide, fragile et répétitive. On retrouve ensuite la construction que l’on découvrait durant son concert, avec une première partie a cappella, l’Islandaise créant des boucles avec sa voix pour former une très belle musique ambient entre chœurs et chant en canon.
Au bout d’une douzaine de minutes, le violoncelle refait son apparition, d’abord discret et répétitif, donnant le rythme, puis prenant de l’ampleur avec des accords graves et puissants. De la douceur fragile du début, Leyfðu Ljósinu passe alors à un désespoir angoissant et pesant. Cette deuxième partie oscille entre calme et tension, les cordes arrivent par vagues et la mer se fait de plus en plus menaçante.

À 8 minutes de la fin les cordes s’accélèrent, le jeu devient plus franc, plus sec et le violoncelle donne la cadence. Une tension infernale avant l’explosion de mélodies, va et vient frénétique de l’archet sur les cordes, cassures et retour de la voix tandis que quelques grondements de basse emportent le tout sur leur passage.

Très certainement le meilleur disque de l’islandaise, en tout cas le plus fort, le plus émouvant.

Fabrice ALLARD
le 01/02/2014

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