Nad Spiro

Atomic Spy

(Geometrik Records / Internet)

 date de sortie

24/05/2012

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Glitch / Musique Concrète

 appréciation

 tags

Expérimental / Geometrik Records / Glitch / Musique Concrète / Nad Spiro

 liens

Nad Spiro
Geometrik Records

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C’est avec une certaine régularité, grosso modo tous les 4-5 ans, que l’Espagnole Rosa Arruti sort un nouvel album. Nous avions chroniqué Fightclubbing (2003) et Tinta Invisible (2007) tous deux publiés chez Geometrik Records, et on poursuit le parcours avec cet Atomic Spy sorti en 2012 chez GaSaG, une sous-division du label Geometrik.

On faisait déjà la remarque lors de la sortie de Tinta Invisible, le parcours de Nad Spiro est plutôt atypique puisqu’au fil des albums son travail devient de plus en plus expérimental, abstrait. Elle abandonnait toute dimension pop sur son précédent album, et elle poursuit ici dans cette voie avec un disque composé de collages, ondes radio, field recordings, entre électronique expérimentale et musique concrète, avec des ambiances oscillant entre mystère, atmosphères urbaines et une certaine noirceur.
On se souvenait que Nad Spiro a un certain gout pour les basses. C’est sur ce type de sonorité que s’ouvre l’album avec Interfector tandis qu’une voix susurrée et hachée hante la pièce. Sifflements stridents et frétillements électroniques de toutes sortes dominent ensuite sur GBOREL, et on réalise alors à quel point la musicienne joue sur l’abstraction.

Quelle agréable surprise alors de trouver ensuite quelques pièces au sein desquelles Rosa Arruti instille des bribes mélodiques qui contribuent à une certaine poésie, ou des drones qui créent un peu de liant entre les bruitages électroniques. C’est notamment le cas sur BMW - Baader Mainhof Wagon ou Deriva avec leurs ondulations de basses profondes tandis qu’en parallèle des crissements hachurées esquissent des mélodies arides.
L’Espagnole, influencée par les musiques industrielles, a toujours eu une certaine affinité pour les sonorités brutes et on retrouve ici encore quelques brouillages d’ondes radio et autres bruits de ferraille sur City Eye. Les deux derniers titres sont quant à eux sous le signe d’un léger apaisement avec des guitares aquatiques et lancinantes sur SuperStrings, tandis que Psi Ports - Harbour Abduction relève plus d’une ambient brumeuse et habitée.

Une artiste singulière, un album qui sort des sentiers battus.

Fabrice ALLARD
le 24/02/2014

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