Loscil

 date du concert

23/02/2014

 salle

Corsica Studios,
Londres

 tags

Corsica Studios / Loscil

 liens

Loscil
Corsica Studios

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N’ayant pu assister au concert de Loscil à l’Espace B (chroniqué par une autre rédactrice de ces pages), c’est une semaine plus tard qu’on retrouve le Canadien, de passage à Londres en guise de clôture d’une tournée européenne d’une quinzaine de jours qu’il avait précisément démarré dans la capitale britannique. Après avoir trouvé (à grand peine) le chemin des Corsica Studios, salle de concert située dans un box (type hangar à containers) sous un pont de chemin de fer dans le sud londonien, on se plaça aux côtés de la cinquantaine de personnes présentes en ce dimanche soir pour assister tout d’abord à deux premières prestations.

Sombre et dense, le set de Wanda Group (l’Anglais Louis Johnstone) mit en musique quelques textures assez uniformes, à même de constituer une ambient torturée. Passant ensuite, The House In The Woods (Martin Jenkins, un autre Britannique) se fit plus lumineux et moins opaque mais tout aussi linéaire dans son résultat. Après ces deux temps, on s’approcha de la scène pour apprécier pleinement le concert de Loscil, que nous n’avions vu en live qu’en 2002 et dont, précisément, nous relevions à la fin de la recension de son dernier album en date « que cela commence à nous manquer ».

Installé derrière ses machines et accompagné de Jason Zumpano au piano électrique (musicien participant aux albums de Loscil depuis une dizaine d’années), le Canadien se tenait debout pour délivrer une suite de titres ambient-dub, avec discrètes rythmiques caractéristiques, petites partitions mélodiques et travail sur les nappes d’arrière-plan. Tandis que ses albums penchent parfois trop ouvertement dans une ambient arythmique, la traduction scénique, avec ses contraintes et nécessités (satisfaire les spectateurs face à soi), le conduisit à varier davantage le propos, à agir aussi bien en profondeur qu’en surface. L’apport du clavier, avec ses accords plus clairs et colorés, n’était pas toujours identifiable, mais perceptible si on observait les mouvements des mains de Zumpano. Pour sa part, Scott Morgan savait également intégrer quelques insertions musicales dans lesquelles il jouait à l’e-bow pour un résultat très convaincant, poussant même les deux comparses à offrir un rappel au public conquis.

François Bousquet
le 28/02/2014

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