Pinkcourtesyphone

Foley Folly Folio

(Line / Metamkine)

 date de sortie

15/05/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Expérimental / Line / Pinkscourtesyphone / Richard Chartier

 liens

Richard Chartier
Line
Pinkscourtesyphone

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En découvrant Pinkcourtesyphone, on pensait que l’on allait écouter une nouvelle formation, un nouvel artiste. Il s’agit en fait d’un projet parallèle de Richard Chartier qui, pour être précis, sort chez Line [Segment] dont on ne sait précisément s’il s’agit d’une division de Line, ou plus simplement d’une série de disques. Line [Segment] est destiné à sortir des productions qui ne répondent pas au cahier des charges de Line qui reste consacré aux musiques minimalistes.

Si sa musique est toujours un peu sombre, Richard Chartier ne manque pas d’humour. Ainsi il décrit Pinkcourtesyphone comme le désir de capturer l’essence sonore de cette femme au foyer dans les années 60, "bien habillée, regardant mélancoliquement par la fenêtre tout en se prélassant sur un beau divan avec, bien sûr, un cocktail qu’elle sirote lentement et peut-être la moitié d’un Valium.". L’album se compose de trois pièces de 20 minutes, enserrées entre deux morceaux plus courts qui servent d’introduction et conclusion. Or on est justement surpris par l’introduction, avec une sorte d’accord de harpe qui nous donne l’impression de rentrer dans un conte de fée, plein de douceur avec ses nappes ambient, quelques souffles, piaillements d’oiseaux, et des voix féminines murmurées. Ambiance onirique.

On est effectivement assez éloigné du label Line, mais la suite est plus ambiguë. Les deux pièces qui suivent se rapprochent d’une ambient anxiogène avec leurs sonorités sourdes, sous-marines, leurs grognements et grondements, nappes fantomatiques et frétillements minéraux. Dans les deux cas les dernières minutes nous permettent de retrouver un certain apaisement avec une ambient qui semble croiser nappes et chœurs sur A Dark Room Full of Plastic Plants.
Le troisième volet retiendra tout particulièrement notre attention. Il se démarque tout de suite avec une superbe boucle de clarinette, régulière, douce, apaisante et rassurante, évoluant doucement vers une superbe ambient, tantôt aquatique, tantôt polaire. Une longue rêverie qui nous permet de retrouver un peu l’approche minimaliste de Richard Chartier.

Le faux conte de fée se termine avec All Made Up, un souffle sourd et répété à la manière d’une respiration, et quelques nappes d’un autre temps. Un bel album, étonnant, élégant et alangui. Un univers que les amateurs pourront continuer de découvrir justement avec Elegant & Detached, le second album de Pinkcourtesyphone sorti la même année chez Room40.

Fabrice ALLARD
le 11/03/2014

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