Yann Novak & Robert Crouch

Fata Morgana

(Murmur Records / Import)

 date de sortie

07/06/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Field Recordings / Minimal / Murmur Records / Robert Crouch / Yann Novak

 liens

Robert Crouch
Yann Novak
Murmur Records

 autres disques récents
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)
Dakota Suite | Vampillia
The Sea Is Never Full
(Karaoke Kalk)

Nous avons beaucoup parlé sur ces pages de Dragon’s Eye Recordings, le label que dirige Yann Novak, mais beaucoup moins de sa musique puisque nous avons seulement chroniqué un EP sorti début 2012. C’est donc un plaisir de le retrouver ici avec Robert Crouch, un plasticien dont nous avions chroniqué le premier album, justement publié chez Dragon’s Eye. Cette production sort chez Murmur Records, label japonais que l’on découvre pour l’occasion mais qui, pour situer, a déjà sorti des productions de I8U, Celer, ou encore Mimosa|Moize.

Comme souvent avec ce type d’artiste, le disque est le témoignage d’une installation ou d’une performance audiovisuelle. Fata Morgana se place effectivement dans ce contexte puisqu’il s’agit à l’origine d’une commande du Pasadena Arts Council pour une performance qui se déroulait dans le cadre du AxS Festival 2011 dont le but est de mêler art et science.
Le disque comporte une seule pièce de près de 45mn, portant le nom de la performance. Une Fata Morgana est un phénomène optique rare que l’on peut décrire comme une combinaison de mirages qui, dans les cas les plus impressionnants, peut donner l’impression que des objets (bateaux) flottent dans le ciel. C’est autour de ce thème que s’appuyait la performance des deux artistes avec une bande son composée à partir de field recordings enregistrés au lac salé de Bonneville Salt Flats (Utah) et aux alentours du lac Mead dans la vallée de Fire State Park (Nevada).

Durant 45 minutes donc, l’auditeur est immergé dans un magma de souffles, de textures granuleuses, minérales, aux teintes polaires, et de tonalités quasi métalliques. Les éléments prennent place progressivement, en douceur, et enveloppent l’auditeur d’une couverture cotonneuse. Les deux artistes produisent une musique purement ambient, composée d’éléments assez typiques d’une musique minimaliste (souffles, nappes linéaires), mais dont les combinaisons changent en permanence.
On note même quelques passages à vide, sortes de cassures avant de repartir sur un autre thème. Le terme est peut-être un peu exagéré, mais les sifflements et résonances métalliques se font suffisamment variés pour forme des ébauches mélodiques, des boucles plus ou moins régulières qui captent l’attention, sans parler de ces basses profondes qui impulsent un rythme.

Nous qui regrettions la courte durée du précédent EP de Yann Novak. Nous voici comblé avec cet album qui en reprend l’univers.

Fabrice ALLARD
le 23/03/2014

À lire également

Yann Novak
3 Surfaces
(Reductive Music)
Pinkcourtesyphone
Please Pick Up
(IO Sound)
Robert Crouch
An Occupied Space
(Dragon’s Eye Recordings)
Yann Novak
Snowfall
(Dragon’s Eye Recordings)