Friedrich Kunath : A Plan To Follow Summer Around The World

 date

du 17/01/2014 au 23/03/2014

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Crédac / Friedrich Kunath

 liens

Crédac

 dans la même rubrique
du 22/09/2016 au 11/12/2016
Mark Geffriaud : Deux Mille Quinze
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 06/09/0216 au 29/10/2016
Paris
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 02/06/2016 au 09/10/2016
Telling Tales : Excursions In Narrative Form
(Museum of Contemporary Art)
du 23/06/2016 au 11/09/2016
Mika Rottenberg
(Palais de Tokyo)

Afin de découvrir les multiples facettes des travaux de Friedrich Kunath, le Crédac proposait de consacrer chacune de ses trois salles d’exposition à une thématique : voyage, ménagerie et couchers de soleil. Si cet assemblage peut sembler assez hétéroclite de prime abord, il ressort de la visite une réelle sensation humoristique qui contrebalance les quelques faiblesses de certaines propositions (principalement les peintures, collages un peu balourds d’éléments traditionnels et d’inspirations BD ou issues de la publicité) ou la difficulté d’appréhension de la trajectoire du plasticien allemand installé à Los Angeles.

JPEG - 96.1 ko
Vue de l’exposition

Assurément, des trois espaces, celui dédié au voyage est le plus intéressant, parce qu’il tire, comme presque tous les créateurs appelés à exposer au Crédac, admirablement profit des conditions de monstration. Ainsi une installation à base de valises qui s’envolent progressivement laisse imaginer que les œuvres vont s’échapper par les grandes baies vitrées du bâtiment, rêvant d’un ailleurs que la vue sur la cité du Val-de-Marne offre. De même, les mocassins géants (Honey I’m Home (Egg)) font appel à cette envie d’évasion tandis que la bottine en cuir surdimensionnée abrite une petite maison et renvoie également au panorama visible à l’extérieur. Dans un registre plus burlesque, la vidéo About soufflé voit un même personnage changer d’univers géographique à chaque changement de plan, sautant d’une ville à l’autre, alors qu’un film, davantage poétique, met en scène un bonhomme de neige errant dans un désert, une valise à la main, lui aussi habité par un désir voyageur (If I Were Tree Among Trees (Si j’étais arbre parmi les arbres)).

JPEG - 83.2 ko
Vue de l’exposition

En comparaison de cette première salle, les deux suivantes s’avèrent moins probantes : certes l’otarie tenant en équilibre un polyèdre hommage à une sculpture de Dürer poursuit-elle la démarche poétique de Kunath pendant que deux petites loutres de mer aux pieds humains s’inscrivent dans le décalage ressenti précédemment (What A Difference It Makes When It Doesn’t Make Any Difference Anymore). Mais, pour le reste, les photographies juxtaposées de couchers de soleil ne dépassent pas véritablement leur horizon kitsch et les autres œuvres (peintures, reproduction d’un intérieur, film) font appel à trop de références pour pouvoir être prises en compte directement et sans filtre.

François Bousquet
le 31/03/2014

À lire également

du 11/04/2014 au 22/06/2014
Benoît-Marie Moriceau (...)
(Crédac)
du 20/09/2013 au 15/12/2013
Michel Aubry : The (...)
(Crédac)
du 05/02/2010 au 25/04/2010
Peter Coffin : Qualunque
(Crédac)
du 20/11/2009 au 17/01/2010
Variations continues
(Crédac)