Jake & Pete’s Big Reconciliation Attempt For The Disputes From The Past

 chorégraphe

Pieter Ampe & Jakob Ampe

 date

du 02/04/2014 au 05/04/2014

 salle

Théâtre de la Bastille,
Paris

 appréciation
 tags

Pieter Ampe & Jakob Ampe / Théâtre de la Bastille

 liens

Théâtre de la Bastille

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Frères nés au Burundi et ayant grandi à Gand, Pieter Ampe et Jakob Ampe se sont chacun orienté vers une discipline artistique différente : le premier est danseur et chorégraphe tandis que le second est chanteur, musicien et thérapeute de la voix. Avec leurs deux ans d’écart et leur physique peu éloigné (l’un est juste un peu plus élancé que l’autre), ils livrent un spectacle se voulant une observation réciproque de l’autre, avec comme objectif une infusion commune de leurs pratiques.

En réalité, on assiste à une succession de saynètes sans fin, étirées ad nauseam, dans lesquelles les deux Belges jouent principalement avec des boîtes en bois aggloméré, évidées sur deux de leurs côtés. Se glissant à l’intérieur, les empilant façon jeu de construction, s’en servant pour ériger une tour instable ou fabriquer un escalier, les protagonistes vont explorer toutes les possibilités d’agencement de ces accessoires. Malheureusement, cela se fait avec une prévisibilité peu commune, chaque développement se trouvant largement anticipable. Même quand ils délaissent ces boîtes pour se poursuivre en décrivant de grands ovales sur le plateau, on perçoit au bout de deux minutes où ils veulent nous emmener ; or, la chose dure une petite dizaine de minutes, les Ampe se déplaçant de plus en plus rapidement (marche lente, rapide, trot, course), se donnant une pichenette à chaque fois que l’un rattrape l’autre puis le double, etc…

Les métaphores ont beau affluer (les caisses comme relais, symbole de la transmission fraternelle, la course comme vecteur de compétition, les moments où ils chantent ensemble comme image d’une confraternité retrouvée), on demeure interdit face à un spectacle qui frôle par instants l’inanité. Pour autant, puisqu’une bonne partie de la salle souriait de manière appuyée, goûtant apparemment les traits pince-sans-rire des Flamands, il faut probablement mettre sur le compte d’un regimbement très personnel la présente recension.

François Bousquet
le 04/04/2014

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