Deux pièces meublées

 date

du 23/03/2014 au 04/05/2014

 salle

Galerie municipale Jean-Collet,
Vitry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Galerie municipale Jean-Collet / Katinka Bock / Mario D’Souza / Vincent Mauger

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Moins médiatisée que le MAC/VAL (situé quelques hectomètres plus au nord, dans cette même ville de Vitry-sur-Seine), la Galerie municipale Jean-Collet n’en réalise pas moins un travail très intéressant depuis plusieurs années, accompagné par un travail d’édition soigné (véritables catalogues offerts aux visiteurs, ouvrages en documentation…). Bien que scrutant régulièrement sa programmation, ce n’était que la première fois que nous nous y rendions, attirés par une exposition collective à la thématique familière mais toujours stimulante : « rassembler des œuvres d’artistes qui questionnent la relation mobilier-sculpture-installation, à partir de mobilier artistique ou urbain, dans un travail d’appropriations joueuses et surprenantes ».

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Katinka Bock - Haltung
(courtesy Galerie J Wolff)

De fait, plusieurs intervenants font le choix de partir de mobilier au sens strict, puis d’en détourner l’usage. Les chaises augmentées de mousse de Mario D’Souza côtoient ainsi la bibliothèque amaigrie d’Alexandra Sá, une chaise de guingois (réalisée de la main gauche par Julien Berthier se place à l’opposé d’un lit augmenté de Julien Pastor, les tables se trouvent soit progressivement sciées (dans une vidéo de Vincent Mauger), soit affublées de deux pieds uniquement et d’une grosse pierre pour la faire tenir en équilibre (chez Katinka Bock), des rouleaux de moquette occupent tout le hall d’entrée grâce à Jean-François Leroy pendant qu’une colonne a intégré un coussin en son milieu à la faveur d’un geste de Laurent Suchy.

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Rémi Uchéda - Un huitième d’envol

Si la majeure partie des plasticiens est donc partie d’éléments du quotidien domestique, quelques autres ont opté pour un détournement d’objets de mobilier urbain, ou d’éléments d’un plus grand ensemble. Julien Berthier peut, par exemple, par un simple dessin, regrouper l’ensemble des éléments de voirie (feu tricolore, abribus, poubelle de rue, candélabre, panneau de signalisation, etc…) en un seul bloc alors qu’à l’inverse, Rémi Uchéda divise, découpe, saucissonne même, des pneus d’avion (Un huitième d’envol). En toute hypothèse, toutes ces composantes de mobilier ne peuvent s’envisager que dans une perspective plus large, n’étant véritablement utiles que dans un intérieur ; sont alors logiquement exposés, dans une démarche « méta » des plans et petits emménagements (Nathalie Elemento) ou bien la maquette du Pavillon Ludwig (Stéphanie Nava).

François Bousquet
le 17/04/2014

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