Astralis

 date

du 07/02/2014 au 11/05/2014

 salle

Espace culturel Louis Vuitton,
Paris

 appréciation
 tags

Damien Deroubaix / Espace culturel Louis Vuitton / Vidya Gastaldon

 liens

Espace culturel Louis Vuitton

 dans la même rubrique
du 19/06/2017 au 05/11/2017
Des Mondes Aquatiques #2
(FRAC Aquitaine)
du 01/07/2017 au 01/10/2017
Daniel Dewar & Grégory Gicquel : Le Nu et la Roche
(HAB Galerie)
du 11/11/2016 au 27/08/2017
Stéphane Thidet : Désert
(Abbaye de Maubuisson)
du 26/04/2017 au 14/08/2017
Walker Evans
(Centre Pompidou)

Pour une exposition tenue au dernier étage d’un bâtiment rond, dont les vitres permettent d’appréhender une bonne partie de la capitale, s’attacher à l’Astral, à l’univers et à ses déclinaisons métaphysiques semblait assez logique. Rapidement, néanmoins, on se trouve face à des propositions plus morbides, marquées par des démarches mystico-religieuses un peu plombantes (d’autant plus que, la veille, on avait vu l’exposition de Berlinde De Bruyckere et Philippe Vandenberg à la Maison Rouge, soit un week-end bien macabre), à l’image des peintures de Damien Deroubaix ou de la petite sculpture de Chloe Piene (crâne reposant sur un socle). À côté de ces œuvres, d’autres nous ont semblé également bien chargées, agglomérat d’objets et de matériaux, censés représenter des figures chimériques : Dans l’Espoir de l’Envol de Vidya Gastaldon, la salle consacrée à Myriam Mechita et celle dédiée à Rina Banerjee.

JPEG - 14.7 ko
Jérôme Basserode - Via Lactea
(courtesy de l’artiste)

Comme souvent, donc, ce sont les créations les plus épurées qui ont notre préférence, à commencer par le Cerf-transfiguré de Jean-Luc Favero, sculpture de l’animal en grillage, rehaussé de deux autres têtes (une de coyote et une de corbeau), dans laquelle ont été incorporés de véritables crânes et bois. Autre forme squelettique, Via Lactea de Jérôme Basserode se veut aussi bien une évocation d’une baleine échouée qu’une forme plus spectrale (fumée blanche qui l’entoure, éclairage laiteux par en-dessous). Enfin, la suite d’arceaux en néons de Børre Saethre qui accueille le visiteur dans un espace paré de noir lui fait immédiatement perdre ses repères (déjà un peu égarés en ayant emprunté l’ascenseur obscur d’Olafur Eliasson).

François Bousquet
le 10/05/2014

À lire également

du 01/10/2010 au 09/01/2011
Qui es-tu Peter ?
(Espace culturel Louis)
du 23/03/2012 au 20/05/2012
Autobiographies
(Espace culturel Louis)
du 01/02/2013 au 05/05/2013
Correspondances
(Espace culturel Louis)
du 18/11/2011 au 19/02/2012
Anicroches
(Espace culturel Louis)