Marielle V Jakobsons

Glass Canyon

(Students of Decay / Import)

 date de sortie

12/06/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Date Palms / Drone / Expérimental / Marielle V Jakobsons / Students of Decay

 liens

Date Palms
Students of Decay
Marielle V Jakobsons

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Marielle V Jakobsons joue en solo sous le nom de Darwinsbitch, mais elle est peut-être plus connue pour ses projets en groupe, à commencer par Date Palms avec Gregg Kowalsky dont nous chroniquions un concert en septembre dernier, ou encore Myrmyr avec Agnes Szelag, édité chez Under The Spire et Digitalis Recordings.
Glass Canyon est son premier album sous son nom propre. Celui-ci est édité par le label Students of Decay dont nous parlons pour la première fois mais qui abrite notamment Jefre Cantu-Ledesma, Fabio Orsi, Natural Snow Buildings ou encore Celer.

Alors que l’on croit entendre la lente plainte d’une guitare électrique en ouverture de Purple Sands, on réalise petit à petit qu’il s’agit en réalité d’un violon. L’ensemble de l’album s’appuie sur un atypique duo synthé-violon, avec ici quelques ondulations électroniques, souffles et bouillonnements aquatiques qui servent d’arrière plan. Le procédé est similaire sur Crystal Orchard avec une électronique ronde, douce et posée sur laquelle se déploient des boucles de cordes qui raviront les amateurs de musique classique minimaliste.
Avec Cobalt Waters on change assez clairement de registre : l’électronique domine avec une lente mélodie grave, une ambiance un peu sombre sur laquelle quelques grincements de cordes se faufile. Mystérieux et beau.

On passe à la face B et on commence avec une surprise, un croisement osé entre une électronique très typée 70s et bien affirmée, une sorte d’arpège de basses kraftwerkiennes et des violons évasifs, le tout tenant à la fois du psychédélisme et de l’automatisme. Une belle réussite qui se prolonge un peu sur Albite Breath avec ce même gros son de synthé vintage, sur un procédé cette fois moins mécanique.
La dernière partie est encore l’occasion d’expérimenter de nouvelles combinaisons. Cette fois l’électronique s’apparente à de gros cuivres qui s’orientent vers le drone. Le ton est encore grave, l’ambiance lourde, mais une certaine légèreté semble l’emporter sur les dernières minutes alors que des notes de clavier virevoltent.

Glass Canyon est un album difficile à décrire, à la fois expérimental et accessible, affirmé et fragile, électronique et acoustique, mais qui semble au final trouver son équilibre en combinant les contraires.

Écoute intégrale de Purple Sands qui ouvre l’album.

Fabrice ALLARD
le 20/05/2014

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