Neil Beloufa : En torrent et second jour

 date

du 01/04/2014 au 17/05/2014

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Neil Beloufa

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

 dans la même rubrique
du 23/06/2016 au 11/09/2016
Mika Rottenberg
(Palais de Tokyo)
du 08/06/2016 au 29/08/2016
Un Art Pauvre
(Centre Pompidou)
du 01/06/2016 au 15/08/2016
Melik Ohanian : Under Shadows
(Centre Pompidou)
du 14/05/2016 au 04/09/2016
Christian Hidaka : Desert Stage
(Grand Café)

Si ces pages n’ont évoqué Neil Beloufa qu’en raison de participations à des expositions collectives tenues à la Fondation d’Entreprise Ricard, le jeune homme a également connu les honneurs d’une (mini-)exposition personnelle au Palais de Tokyo à l’hiver 2013. Le goût du Parisien pour la vidéo et son mode de diffusion y était déjà présent, via trois installations dans lesquelles les espaces (cimaises, modules) renvoyaient aux films projetés. Creusant ce même sillon, la monographie que lui consacre la Fondation Ricard se concentre sur Brune Renault, court-métrage réalisé en 2010, projeté dans une des salles et repris, de manière fragmentée, dans les autres.

JPEG - 60.5 ko
Vue de l’exposition

S’attachant à trois jeunes gens se retrouvant dans une voiture pour s’apprêter à passer une soirée ensemble, ce film étonne par son environnement : la voiture est comme coupée en deux et remontée de guingois, l’action se passe dans un entrepôt et le véhicule ne roule pas. À l’image d’un récit tournant en boucle, le court-métrage est décomposé, fractionné, voire désagrégé, pour être diffusé dans les installations qui peuplent le reste du lieu. Sur une paroi au relief escarpé en polystyrène, l’image zoome et dézoome tandis que ce pan de mur panote latéralement, empêchant de percevoir correctement la représentation. Plus loin, ce n’est qu’au travers d’une fente dans le mur (façon rétroviseur central) que le film peut s’appréhender. Pendant que le bric-à-brac constellant les installations renvoie, pour sa part, au désordre de l’entrepôt, le spectateur peut alors librement errer dans ce décor éclaté à l’absconse étrangeté.

François Bousquet
le 21/05/2014

À lire également

du 05/06/012 au 07/07/2012
Morgane Tschiember : (...)
(Fondation d’entreprise)
du 27/1/2009 au 28/2/2009
Pragmatismus & (...)
(Fondation d’entreprise)
du 24/05/2016 au 02/07/2016
Sophie Bueno-Boutellier
(Fondation d’entreprise)
du 20/11/2014 au 17/01/2015
La référence d’objet (...)
(Galerie Édouard Manet)