Owen Pallett / Hauschka

 date du concert

23/05/2014

 salle

Maroquinerie,
Paris

 tags

Hauschka / Maroquinerie

 liens

Maroquinerie
Hauschka

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Le souvenir de deux très bons concerts d’Hauschka nous avait décidés à prendre le chemin de la Maroquinerie en ce vendredi soir. Alors qu’on pensait que l’Allemand ouvrirait les débats, c’est en vérité Fairhorns qui s’installa le premier sur scène, pour un set fort bruitiste. Déjà vu sous son alias MXLX, Matt Loveridge se fit moins noise ce soir mais la noirceur d’ensemble, les basses bien puissantes et les rythmiques très présentes eurent raison de notre résistance et nous préférâmes quitter la salle momentanément.

Vers 20h30, revenu au sous-sol, on put constater qu’Hauschka ne disposait cette fois-ci que d’un piano droit et évoluait tout seul (à la différence de sa prestation d’il y a deux ans au Café de la Danse où il était accompagné d’un batteur). En revanche, l’Allemand restait fidèle à sa technique de préparation du piano, agrémentant son instrument de morceaux de scotchs, clochettes, bouts de papier aluminium, etc… Coincés entre les cordes du piano, ces ustensiles étaient combinés à des rythmiques mises en place par deux métronomes posés sur l’instrument tandis que quelques nappes d’arrière-plan étaient lancées par un sampler. Moins visuelle que lorsqu’il intervient sur un piano à queue, cette prestation démontra néanmoins qu’Hauschka sait parfaitement combiner recherche musicale et combinaison d’apports différents. Enlevant ses adjuvants à la fin pour un passage joué « en direct » au piano, il termina sa prestation en posant trois longues bandes de gaffer noir sur les cordes, si bien que les marteaux les frappant firent sonner son instrument entre l’épinette et la kalimba.

S’attendant à quelque chose entre le folk enjoué et la pop orchestré, on fut plutôt surpris par le positionnement artistique d’Owen Pallett, tête d’affiche du plateau. De fait, la grosse heure de set se fit de plus en plus post-rock, à la faveur d’une très bonne conjonction entre le violoniste et ses deux accompagnateurs (batteur et bassiste). Même si le schéma se faisait assez similaire d’un titre à l’autre (pizzicati ou violon gratté au début, sample de cette boucle, jeu à l’archet, arrivée des deux compères et du chant), l’énergie rencontrée sur la fin de certains morceaux nous emballa. Les parties purement instrumentales, prenantes et lyriques, nous parurent ainsi supérieures aux moments chantés, qui frisaient le mystico-grandiloquent (sentiment renforcé par la tenue du Canadien, vêtu d’une ample tunique au motif « camouflage »). Prouvant, par quelques titres placés au milieu du set principal comme dans les rappels, qu’il était également capable d’évoluer totalement en solitaire, Owen Pallett ravit assurément la salle et nous donna presqu’envie d’explorer davantage une discographie abandonnée quand il opérait sous le nom de Final Fantasy.

François Bousquet
le 25/05/2014

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