Robert Hampson

Répercussions

(Editions Mego / La Baleine)

 date de sortie

12/06/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Musique Concrète

 appréciation

 tags

Ambient / Editions Mego / Expérimental / Musique Concrète / Robert Hampson

 liens

Robert Hampson
Editions Mego

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Que ce soit à l’occasion de disques ou de concerts, Robert Hampson a régulièrement l’occasion de faire l’objet d’articles sur ces pages. À la veille de la reformation de Loop avec un passage à Villette Sonique, revenons sur cet album, son deuxième à sortir sous son propre nom, édité cette fois par Editions Mego.

Les trois pièces qui composent ces Répercussions ne forment pas un tout. Il s’agit de trois projets distincts, commissionnés par divers organismes pour les deux premières, déjà éditée mais uniquement en vinyle pour la troisième. L’album tire son titre de la première pièce, Répercussions donc, une commande du GRM pour l’édition 2011 du festival québécois Akousma. Au niveau du genre musical, on reste dans le même registre que Vectors, son précédent album publié par Touch. On se retrouve donc avec un collage de sonorités diverses, instruments, sons concrets, field recordings, mais sur ce premier titre ce ne sont que des percussions qui ont été utilisées. Certaines sonorités sont bien distinctes, comme ces coups sourds de tambour au second plan, ces tintements métalliques, mais la plupart ont fait l’objet de multiples traitements afin de les déformer jusqu’à en faire des sons non percussifs : sifflements, souffles, résonances métalliques, frétillements évoquants des chants d’insectes. La musique de Robert Hampson est très riche, cela fourmille de sonorités diverses, mais on reste dans un registre très calme, une ambient habitée.

La deuxième pièce, De la Terre à la Lune est une commande de l’Espace Mendès-France pour le planétarium de Poitiers. Vous l’aurez deviné, on décolle, on s’échappe de notre bonne vieille Terre et on s’oriente vers l’apaisement du vide sidéral. Glissements de notes lancinantes, boucles et longues résonances métalliques et au bout de 2-3 minutes une grosse texture bruitiste évoque le décollage de notre engin spatial, suivi de bruitages métalliques, quasi industriels, qui nous font penser au monde souterrain du Metropolis de Fritz Lang. La suite est un enchaînement de petits bruitages électroniques, les bleeps de l’ordinateur de bord qui s’effacent petit à petit au profit d’une ambient organique et minérale, à base souffles, chuintements et fourmillements divers.
La dernière pièce, Antarctica Ends Here est dédiée et en référence à John Cale, auteur en 1973 de Antarctica Starts Here. On change assez clairement de registre avec une pièce de 9mn plutôt minimaliste, croisant joliment mélodie de piano, drones de cordes et field recordings de vent se faufilant dans une forêt de bambous. Une superbe conclusion.

Petite précision pour les geeks audiophiles, la version physique de cet album se compose d’un CD + DVD. Ce dernier ne contient pas un film, mais la version 5.1 de l’album.

Fabrice ALLARD
le 26/05/2014

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