Northumbria

S/t

(Thisquietarmy Records / Internet)

 date de sortie

02/07/2012

 genre

Rock

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Northumbria / Thisquietarmy Records

 liens

Thisquietarmy Records
Northumbria

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Juillet 2012, le label thisquietarmy Records sortait trois albums. Le conceptuel Breathing Heavy Breathing d’Aidan Baker et Leah Buckareff, l’ambient drone Glinter du duo lovesliescrushing et donc cet album de Northumbria que l’on retiendra pour cette chronique, en grande partie parce qu’il se démarque un peu plus que les autres des musiques dont nous parlons sur ces pages.

Northumbria est un jeune duo basé à Toronto. L’un est guitariste, le second est bassiste et ils ont commencé à travailler ensemble en 2011, qualifiant leur musique d’ambient-metal. C’est peut-être bien leur style qui a tout de suite retenu notre attention, nous donnant l’impression d’écouter quelque chose de différent, en apparence loin de nos domaines de prédilection, mais avec quelques éléments d’accroche inattendus.
Ce point est surtout vrai pour les deux premiers titres qui mêlent habilement un son très dur, des guitares orageuses, grondantes, arides, avec de superbes mélodies. L’effet est particulièrement réussi sur Lux Luna qui plonge l’auditeur dans un univers très rock, fait de grincements et sombres ronronnements desquels s’échappent de superbes intonations, composant une mélodie et servant du même coup de relance. Threnody et Windhorse sont beaucoup plus directs puisque des accords haut perchés ouvrent le bal en croisant une certaine mélancolie à la noirceur des drones. Les guitares sont ici un peu plaintives, l’accompagnement est quant à lui toujours aussi aride et puissant.

Sur la deuxième moitié de l’album le duo affirme un ton franchement rock. Les guitares électriques n’ont jamais été aussi arides, grinçantes, saturées, et les drones flirtent avec le métal. Les mélodies qui sortaient jusque là des sentiers battus, qui parvenaient à nous surprendre de par leur finesse subissent ici le même traitement que la grosse masse orageuse dominante. Elles se font grinçantes, plaintives, et rugissent comme un cri de rage sur Black Sea of Trees.
Sanctuary conclut l’album sur une tension similaire mais nous parvenant par vagues, interrompues par quelques passages quasi ambient à base de nappes et autres accords lointains.

Indéniablement un très bel album, plein de surprises, de la part d’un duo qui possède ce petit quelque chose en plus, cette petite dose de finesse dans un monde de brutes.

Fabrice ALLARD
le 10/06/2014

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