Alexandre Navarro

Sketches

(Constellation Tatsu / Internet)

 date de sortie

22/07/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal

 appréciation

 tags

Alexandre Navarro / Ambient / Constellation Tatsu / Minimal

 liens

Alexandre Navarro
Constellation Tatsu

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Alors que l’on a toujours parlé d’Alexandre Navarro via des productions qu’il sortait assez logiquement sur son propre label, nous sommes un peu surpris de le voir surgir sur le jeune label californien Constellation Tatsu aux côtés d’artistes tels que Celer, Billy Gomberg ou encore Hakobune. Comme la majorité du catalogue de cette structure, Sketches est sorti au format cassette, la nouvelle mode après le retour du vinyle.

On ne savait trop à quoi s’attendre avec ce nouvel album alors que Elements (SEM label, 2012) nous avait un peu ennuyé. Comme l’annonce le titre Sketches peut être vu comme une compilation d’ébauches, d’idées qui ont été enregistrées mais jamais développées. On trouve effectivement quelques titres qui oscillent entre une ou deux minutes, mais une grosse moitié des 13 titres qui composent l’album tournent autour des 4-5mn. Si ces derniers sont loin d’être de simples ébauches, on notera toutefois que l’album est habité par un certain minimalisme, jouant beaucoup sur des constructions à base de boucles.
Le disque s’ouvre sur des bleeps à la fois secs et feutrés, ponctués de petits tintements mélodique. Une douceur ambiante qui se poursuit à la guitare sur des Chemins Lumineux envoutants. La simplicité est de mise, une boucle un peu grave, quelques timides égrenages mélodiques qui se faufilent et finissent par nous bercer.

Les pièces les plus courtes s’apparentent effectivement plus à des ébauches, des idées jetées sur bande magnétique, des expérimentations qui demandent à être testées afin d’en révéler le potentiel. On trouve ainsi un jeu de guitare rythmique, légèrement jazzy, croisé à des field recordings sur Tablachromes et quelques abstractions ambient, elles aussi à base d’enregistrements ambiants (Mandala Part 1) ou de belles et amples nappes d’orgue sur un Universes que l’on aurait bien aimé voir se prolonger.
En version longue, Alexandre Navarro produit une musique ambient dans laquelle on plait à se laisser aller. Rien de très aventureux, mais un parfait dosage entre la guitare acoustique et des effets électroniques, des mélodies douces et rassurantes, une voix feutrée sur le superbe We Love que l’on retrouvera un peu plus tard, baignée de flûtes enjôleuses sur le justement nommé Sirius flutes. Le français abandonne un peu la six cordes le temps d’un Columns of water dominé par un drone d’orgue rythmé particulièrement "tripant" pour y revenir sur un joli Souvenirs aux notes jouées à l’envers. Là encore, le mariage avec l’électronique, toujours subtil, permet d’apporter douceur et profondeur et cette pièce.

Un excellent album qui nous berce depuis deux semaines et qui n’est pas prêt de nous quitter. Le genre de disque à écouter un dimanche pluvieux, affalé sur son canapé avec un plaid. L’album est disponible en cassette donc, mais aussi en numérique via Bandcamp.

Fabrice ALLARD
le 24/06/2014

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