Murmer

What Are the Roots That Clutch

(Helen Scarsdale Agency / Metamkine)

 date de sortie

03/07/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Musique Concrète / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Field Recordings / Helen Scarsdale Agency / Murmer / Musique Concrète

 liens

Murmer
Helen Scarsdale Agency

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On était persuadé d’avoir déjà chroniqué des albums de Murmer, le projet de Patrick McGinley que l’on avait notamment vu en concert aux Voûtes en 2008, mais non. Mis à part sa participation au projet Revenant publié chez Prêle en 2008, nous n’avons jamais parlé des albums de cet américain alors que What Are The Roots That Clutch est la quatrième référence à entrer dans notre discothèque.

Nous allons refaire quelques présentations de cet artiste que l’on avait croisé alors qu’il vivait à Paris vers 1997-98. Il s’est ensuite mis à la composition alors qu’il était passionné de musique concrète et c’est bien dans ce registre qu’on le retrouvait quelques années plus tard aux Voûtes. Si sur la forme les choses n’ont pas vraiment changé, on rapprochera plutôt le travail de Murmer d’une musique ambient, combinant field recordings et manipulation d’objets.
Ainsi l’album débute avec le bruissement des feuillages, le bruit de la mer, un avion qui traverse le ciel, le chant d’insectes, le croassement des grenouilles avant que de graves résonances métalliques ne fassent leur apparition. Tout doucement, les manipulations de l’artiste se joignent à la faune locale et composent un doux accompagnement.

Il n’y a que sur Part Two que le principe change un peu : ici ce sont les manipulations d’objets métalliques qui dominent, donnant l’impression de suivre un troupeau de vaches.
Par ailleurs on retrouve la même principe, combinant sonorités concrètes au jeu de l’artiste. L’atmosphère est souvent très sereine et le musicien développe une ambient concrète et naturelle, transformant le cliquetis de la pluie en crépitement du feu ou recréant le ronronnement d’un chat (Part Three). L’ambiance est plus sombre, disons nocturne sur Part Four avec un drone lointain, grave tandis que le vent provoque des frétillement métalliques.

Si l’ensemble est très beau, très fin, on sera surtout conquis par le dernier titre sur lequel Patrick McGinley affirme plus encore son empreinte. Des coups légers, comme si quelqu’un plantait un piquet, de légers tintements métalliques, un ronronnement sourd, discret et crachotant jusqu’à la rupture, basculant alors vers une ambient drone de toute beauté, toujours animée par des manipulations d’objets métalliques.

Un très bel album où l’on retrouve Murmer appliquant les principes de la musique concrète pour construire ses paysages désolés, apaisés et minimalistes.

Fabrice ALLARD
le 25/06/2014

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