Cello + Laptop (Edu Comelles & Sara Galán)

Parallel paths

(Envelope Collective / Internet)

 date de sortie

25/09/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Edu Comelles / Envelope Collective / Field Recordings / Néo-Classique

 liens

Envelope Collective
Edu Comelles

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Au moins, avec un tel nom de projet, il n’y a guère d’erreur possible : Sara Galán joue du violoncelle et Edu Comelles se produit au laptop. On a déjà évoqué rapidement le travail de ce jeune espagnol puisque nous avions sélectionné son propre netlabel, Audiotalaia, lors de nos découvertes Twitter. Après deux ans de travail en commun, principalement axé sur l’improvisation, cherchant à fusionner acoustique et électronique, le duo se met à composer et sort son premier album physique sur le label espagnol Envelope Collective.

On est assez surpris par les premières notes de cet album qui s’ouvre sur un Room 102 plutôt court mais imprévisible. Le travail des deux artistes est assez facilement identifiable avec dans un premier temps des field recordings révélant des bruits de pas, puis une nappe de violoncelle qui s’élève avant d’être interrompu brusquement, par un coup sec et grave de l’archet sur les cordes. Une première pièce fracturée qui nous laisse à penser que l’on reste assez proche ici de leurs premières improvisations, proche d’une musique classique contemporaine alors que celle-ci devient atone quand on entend plus que le grincement appuyé de l’archet.
On entre progressivement dans ce disque avec Remaining parts of a shipwreck dont les bruitages proches de bouillonnements aquatiques prennent une part importante, conférant un aspect organique à une musique qui tente de se rapprocher du néoclassique.

Le suite est un peu plus classique justement, plus proche de ce que l’on attendait de ce duo, mais aussi plus réussie : d’une part la fusion entre électronique et acoustique fonctionne à merveille et d’autre part les montées et mélodies de cordes réveillent une multitude d’émotions. Shoreline en est le parfait exemple alors que la jeune femme nous embarque dans ses vagues de cordes tandis qu’au second plan des enregistrements de souffle, vent, flux et reflux de la mer apportent une certaine texture et ajoute à la gravité de l’ensemble. Un procédé que l’on retrouvera appliqué sur le très beau La souriante Madame Beudet, la matière étant ici apportée par divers bruissements et autres cassures de branchages. Deux longues pièces mélancoliques, douces, à la fois graves et feutrées.
On terminera avec Wanderlust que l’on verra un peu comme une transition entre les deux titres précédents puisque le duo invite de nouvelles sonorités comme le tintement de bols tibétains ou des cordes pincées. Là encore la fusion entre acoustique et électronique fonctionne à merveille puisque les glissements d’archet sont samplés, découpés, parfois joués à l’envers. Des traitements subtils, parfaitement amenés et qui restent dans le ton de l’album.

Une très belle découverte que ce duo pour amateurs d’expérimentations électroniques autour des musiques néoclassiques.

Fabrice ALLARD
le 28/07/2014

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