Lawrence English

For/Not For John Cage

(Line / Metamkine)

 date de sortie

18/09/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Lawrence English / Line / Minimal

 liens

Lawrence English
Line

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Au regard de sa production et de la qualité de celle-ci, nous n’avons pas tant parlé que ça du travail de Lawrence English que l’on apprécie pourtant beaucoup. Ayant clairement décidé de parler de ce qu’on aime plutôt que de ce que l’on nous soumet à chronique, Lawrence English et son label Room40 devraient apparaitre plus régulièrement sur ces pages. Dans le même ordre d’idée, on devrait parler plus souvent du label Line, dirigé par Richard Chartier, qui nous fait la surprise de sortir cet album de l’Australien.

Lawrence English a commencé à travailler sur cet album en 2011 en guise d’hommage à John Cage, anticipant son centenaire qui tombait en septembre 2012. Pour cela l’Australien est parti de One11, l’unique tentative cinématographique de John Cage, pour laquelle il a construit une nouvelle bande son. Accompagné du vidéaste Scott Morrison, Lawrence English a donné plusieurs représentations de ce qui est devenu One11 (refocused) courant 2012.
Plus que la simple bande son de ce film, For/Not For John Cage compile plusieurs pièces, certaines composées spécifiquement pour ce projet, d’autres enregistrées à la même époque restent inspirées par John Cage et ses centres d’intérêts comme le bouddhisme zen.

Que ce soit "For" ou "Not for" John Cage, les neufs pièces de cet album forment une belle unité, faisant toute preuve d’un certain minimalisme à base de nappes flottantes, oscillantes, ou de souffles. One11 étant un film pour "solo light performer", on imagine très bien le halo de lumière balayer l’écran au rythme de ces nappes minérales que l’on percevra tour à tour comme source de douceur ou de tension quand elles semblent se rapprocher et que le niveau sonore augmente (Jansia Borneensis).
La musique de l’Australien donne une impression de mouvement perpétuel, de va et vient incessant (Otidea Onotica), d’infini même si les morceaux ne durent généralement que 5-6 minutes. De discrets éléments viennent tout de même nous chatouiller l’oreille comme des entrechocs lointains sur Hygrophorus Russula ou ces nappes qui sont à la limite de la saturation sur un Entoloma Abortivum qui nous paraitra un peu plus sombre.
Avec ses 15 minutes, Chance Operation #6 (Superimposed) conclut l’album sur une tonalité un peu différente. Les nappes sont plus graves, on parlera d’ailleurs plutôt de drones à l’apparence plus synthétique et aux oscillations de plus en plus lentes.

Tout amateur d’ambient minimale devrait écouter ce disque, de préférence en position horizontale.

Fabrice ALLARD
le 03/08/2014

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