Earth / Oiseaux-Tempête

 date du concert

09/08/2014

 salle

Point Ephémère,
Paris

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Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Point Ephémère

 liens

Point Ephémère
Frédéric D. Oberland
Oiseaux-Tempête

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Bien qu’on ait coutume d’avancer, sur ces pages y compris, que le mois d’août est assez pauvre en concerts dans la capitale, la soirée de ce samedi s’est trouvée complète, le public venant en masse pour assister à la prestation d’Earth. Ainsi, autour de nous, les cheveux étaient majoritairement longs, les barbes fournies, les tenues noires, les inscriptions gothiques, les tatouages nombreux et les oreilles percées ; autant dire que nous n’étions pas forcément en terrain familier même si, pour le coup, la première partie nous était bien connue.

De fait, on avait déjà vu Oiseaux-Tempête à plusieurs reprises sur scène et encore il y a deux mois au Village Label du festival Villette Sonique. Configuration identique au Point Éphémère, avec un set peu éloigné, alternant titres à la mélodie lancinante (Buy Gold (Beat Song)) et passages plus doom avec force superposition de lignes de guitare et de basse. À ce sujet, on fut particulièrement attentif aux notes d’attaque de Stéphane Pigneul, venant opportunément relancer ses compères avant chaque reprise du thème musical. Comme en juin, Frédéric D. Oberland passa au saxophone sur un morceau mais connut alors quelques petits soucis techniques qui le génèrent, puis l’énervèrent franchement (jusqu’à donner un coup de pied dans une des cymbales qui sortir de sa perche), avant de retrouver un plein usage du micro pour la fin du titre et lui permettre de sonoriser ses envolées free.

Peu avant 22h, Earth prit place, pareillement disposé que le groupe précédent : Adrienne Davies derrière sa batterie en fond de scène, Don McGreevy à la basse côté cour et Dylan Carlson de l’autre côté, armé de sa guitare électrique. Probablement trop homogène, la prestation des États-uniens fut une suite de morceaux au tempo plombé, parfaits exemples de stoner rock, entre procession quasi-mystique et travail de précision sur la distorsion et les effets, rythmé par les coups sourds de la batteuse. Cependant, le côté délibérément répétitif de l’ensemble, combiné à la chaleur étouffante de la salle, nous fit abandonner le Point Éphémère au bout d’une petite heure (ce qui nous fit voir la moitié d’un concert dont il nous fut rapporté qu’il en dura finalement deux).

François Bousquet
le 11/08/2014

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