Hiss Tracts

Shortwave Nights

(Constellation / Differ-ant)

 date de sortie

13/05/2014

 genre

Rock

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Constellation / Hiss Tracts / Post-Rock

 liens

Constellation

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Alors que Growing est en sommeil depuis quatre ans et que Set Fire To Flames ne dépassa pas les deux années d’existence (entre 2001 et 2003), deux des membres principaux de ces groupes ont fait le choix de se réunir autour d’un nouveau projet. Né en 2008 autour d’une performance donnée au Lausanne Underground Film Festival, Hiss Tracts a été ensuite porté à maturation avant que ses deux créateurs ne décident d’enregistrer dix morceaux pour constituer un album paraissant logiquement sur Constellation.

Bien qu’ayant pris un peu de distance avec la scène post-rock montréalaise, on se retrouve rapidement en terrain connu face à ces titres dans lesquels Kevin Doria et David Bryant mêlent nappes de guitares, samplers, field recordings, singing bowls et claviers divers (synthétiseur, piano, mellotron) pour former une texture à la fois enveloppante et vibrante, parcourue d’oscillations et riche de sa profondeur. De même, comme à la grande époque des albums Constellation (au tout début du siècle), un vieil homme raconte une histoire sur une courte piste (Drake Motel / « 9 Gold Cadillacs ») tandis que la dimension évocatrice de l’ensemble est évidemment spécifiquement poussée.

En ressort-il un album particulièrement différent de ce que ce label a pu nous proposer par le passé ? Ce disque saura-t-il passer devant ceux réalisés par les formations dont sont issus Doria et Bryant ? À l’une comme à l’autre de ces questions, difficile de répondre positivement, tant Shortwave Nights respecte scrupuleusement les canons établis il y a une quinzaine d’années et ne s’en déparant jamais véritablement. Pour autant, doit être saluée la volonté du duo de se tenir à l’écart de toute montée en puissance, de rester subséquemment dans une même tonalité tout au long du disque, de ne pas se laisser aller à des poussées fiévreuses (l’absence de batterie y est pour beaucoup) tout en sachant proposer quelques expérimentations (telles ce Ahhh-Weee Dictaphone dans lequel la voix filtrée de Brooke Crouser hurle dans un dictaphone, ou bien ce Test Recording At Trembling City et sa note tenue semblable à une sirène d’alarme).

François Bousquet
le 14/08/2014

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