Bee Mask

Vaporware / Scanops

(Room40 / Import)

 date de sortie

04/10/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Bee Mask / Electronica / Expérimental / Room40

 liens

Room40
Bee Mask

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Nous n’avons jamais parlé de Bee Mask, projet musical de Chris Madak, artiste américain déjà auteur de 6-7 albums et nombreux splits sur des labels tels que Chondritic Sound, Deception Island, et plus récemment Spectrum Spools, une division de Editions Mego créée en 2011. Sa production jusque là plutôt orientée ambient/drone/noise semblait prendre une nouvelle direction avec cet album, plus orienté electronica à l’occasion de son arrivée chez Room40.

On accroche immédiatement aux bulles électroniques et chœurs syncopés qui ouvrent Vaporware, l’unique pièce de la face A de ce vinyle. Bee Mask est habitué aux longs formats, composant régulièrement des morceaux de 20 à 30 minutes, aussi ces deux titres qui s’étalent sur chaque face de cette production ne semblent être pour lui qu’une formalité. Des nappes mélodiques viennent former un cocon dans lequel naissent des simili tirs laser et des mélodies de kalimba ou équivalent. Musique planante, ambiance spatiale que les boucles de basse ne font que confirmer, évoquant même un certain krautrock électronique.
Ultra mélodique, répétitif à souhait, terriblement accrocheur, bref un tube de 13 minutes que l’on aurait aimé voir se poursuivre encore un peu.

Le cas de la face B est intéressant puisque le procédé est bien différent. On démarre sur un ensemble de nappes, chœurs feutrées et tintements métalliques abstraits jusqu’à l’arrivée de vocalises aériennes de toute beauté qui tournent en boucle. Au fil des 15 minutes que dure cette pièce, le ton va changer assez régulièrement : les vocalises se transforment en nappe, des bouillonnements électroniques font leur apparition, des percussions improvisées tintent au loin et tous ces éléments ne cessent d’évoluer, de se croiser ou d’avancer de concert. Scanops nous apparaitra donc un peu plus abstrait, plus expérimental par exemple lorsque les bouillonnements prennent le dessus en un mitraillage incessant, mais les chœurs et vocalises feutrées servent de fil rouge et finissent par prendre le dessus lors d’un joli final ambient.

Une belle découverte, et à la vue de ses autres productions, un artiste qui a encore de quoi surprendre son public.

Fabrice ALLARD
le 16/08/2014

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